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Thérèse Paquet-Sévigny reçoit la médaille Marie-Curie
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Un parti-pris interdisciplinaire, multidépartemental mais aussi ... interfacultaire
Avec sa nouvelle mineure de premier cycle en étude de la population, la non moins nouvelle Faculté des sciences humaines que dirige, à titre de doyen intérimaire, le professeur Marcel Rafie, inaugure la première d'une série de mineures interdisciplinaires et multidépartementales, lesquelles afficheront dès que possible leur vocation interfacultaire. Ainsi, des mineures en études féministes et en sciences du langage sont sur le point de voir le jour, alors que celles en études interethniques, en philosophie et en sciences, technologies et société, sont en voie d'élaboration. Sur le plan administratif, la mineure en étude de la population est rattachée au module de géographie, que dirige actuellement le professeur Robert Desjardins. Centrée sur un objet unique, elle vise d'abord à apporter un complément concret à la formation des étudiants effectuant une majeure en géographie ou en histoire; notons qu'avec le temps, ce programme sera également arrimé à des majeures en économique, en sociologie et en urbanisme. Pourquoi 30 crédits consacrés à l'étude de la population? À l'aube du troisième millénaire, les problématiques relatives aux populations humaines (natalité, migrations, démo-linguistique - telle la survie du fait francophone en Amérique, etc.) sont actuelles et souvent complexes. «L'étude de la population est une porte d'entrée et une plate-forme d'observation privilégiée pour l'interprétation et la compréhension de la société,» rappellent les professeurs des six départements qui ont, pendant un an et demi, piloté ce dossier avec un entrain manifeste. Il s'agit de Georges Anglade et Luc Loslier (géographie), Paul-Gérard Dumouchel (philosophie), André Piérard (sociologie), Jean-Claude Robert (histoire) et Éric Weiss-Altaner, (études urbaines et touristiques). À titre de vice-doyen de la famille des sciences humaines, Marcel Rafie a participé à l'ensemble du processus. Qu'est-ce qui distingue ce programme des autres mineures existant à l'UQAM? Il n'est pas uniquement couplé à un programme précis, telle la mineure en géographie physique qui complète exclusivement la majeure en géographie, ou encore la mineure en gestion des archives jumelée au seul bacc. en histoire. Il n'est pas question non plus d'ouvrir tous azimuts cette mineure, non plus que celles à venir: par souci de cohérence et de logique, elles continueront de faire l'objet d'un arrimage précis à certaines disciplines, se distinguant ainsi des programmes d'autres établissements universitaires - telle la mineure en démographie de l'UdeM. Par leurs recherches et leurs enseignements, tous les membres de l'équipe précitée oeuvraient déjà dans le domaine, mais séparément. La mineure en étude de la population devient donc un lieu de convergence: elle résulte de la mise en commun de leurs réflexions, de leurs cheminements et de leurs énergies, mais aussi des banques de cours de leurs départements respectifs. Il pourrait bien s'agir, à leur avis, d'un cadre de départ pour un développement concerté en matière d'enseignement et de recherche en population, lequel permettrait d'articuler de nouveaux projets: recherches, colloques, publications... |