Volume XXV Numéro 6, 23 NOVEMBRE 1998
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LA UNE

Déclaration universelle des droits de l'Homme
Un Congrès mondial en souligne les 50 ans!


Élection des doyens
Nguyen, Proulx et Riel ont franchi l'étape cruciale


SOMMAIRE DU NUMÉRO



Quelles avenues pour le mouvement communautaire?

Nouveaux programmes de deuxième cycle en kinanthropologie

Développer les habiletés langagières des jeunes enfants

Colloque annuel du TOXEN

Qu'en est-il de la formation en muséologie?

Dix ans au service des diplômés !

Provigo appuie la Chaire Philippe Pariseault

Don du gouvernement chinois

Colloque sur l'enseignement universitaire

Titres d'ici

SOUTENANCES DE THÈSE

VITE LU

Le Midi 15

Championnat canadien de soccer
L'équipe de l'UQAM décroche le Bronze


Centre de design
Images d'architectes

Déclaration universelle des droits de l'Homme

Un Congrès mondial en souligne les 50 ans!
Le comité organisateur du Congrès mondial sur la Déclaration universelle des droits de l'Homme : les étudiants Charles Laliberté, Véronique Brouillette (à gauche) et Geneviève Dufour.

Un Congrès mondial célébrant le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme se tiendra à Montréal du 7 au 9 décembre prochains. Présidée par M. William Schabas, professeur au département des sciences juridiques, une coalition1 regroupant plusieurs institutions et organismes a mandaté un comité qui, à partir de l'UQAM, coordonne l'organisation de cet événement d'envergure internationale.

Cinquante ans après son adoption par l'Assemblée générale des Nations-Unies, la Déclaration universelle des droits de l'Homme est-elle devenue, comme l'énonçait son préambule, cet «idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations»? En plus de répondre à cette question, le Congrès rappellera l'importance du respect des droits humains fondamentaux, tout en posant un regard critique sur le contenu et sur l'application de la Déclaration dans la conjoncture internationale actuelle.

Un texte marquant
Bien que la Déclaration ne lie pas juridiquement les États, elle n'en constitue pas moins un des textes les plus marquants de notre époque, un document dont le caractère «universel» ne fait aucun doute. Pourtant, les droits qui y sont reconnus sont niés et bafoués chaque jour. Les actes de barbarie et les génocides témoignent non seulement de la pertinence mais encore des limites de la Déclaration. Le Congrès sera donc l'occasion d'en faire l'évaluation critique.

Le programme du Congrès reflétera les problématiques contemporaines. À l'heure actuelle, les droits collectifs s'opposent aux droits individuels, les allégeances religieuses confrontent les engagements sécularisés et la globalisation menace les intérêts nationaux. Cela a amené les organisateurs à retenir une dizaine de thèmes, parmi lesquels figurent la prévention et la répression du crime de génocide; le rôle des organisations non gouvernementales; l'impunité et la répression des violations des droits de la personne; les droits des femmes; la Décennie internationale des peuples autochtones.

Un événement d'envergure
Depuis avril dernier, un comité-organisateur formé de Véronique Brouillette et Geneviève Dufour, étudiantes au baccalauréat en sciences juridiques, ainsi que de Charles Laliberté, étudiant à la maîtrise en droit international à l'Université de Clermont-Ferrand (France), orchestre l'événement auquel devraient participer entre 200 et 400 personnes venus des quatre coins de la planète.

«Le choix de Montréal comme ville d'accueil est stratégique, signale M. Laliberté. Le premier projet de rédaction de la Déclaration fut réalisé par John Peter Humphrey, alors qu'il était professeur à l'Université McGill». Les 30 articles qui cimentent la Déclaration adoptée le 10 décembre 1948 par les États membres de l'ONU énumèrent des droits civils et politiques, bien sûr, mais également des droits économiques, sociaux et culturels.

Des invités de prestige
On attend une trentaine d'orateurs connus sur la scène internationale pour leur expertise dans le domaine des droits de la personne. Parmi ceux-ci, notons la juge Claire L'Heureux-Dubé de la Cour suprême du Canada, Maxwell Yalden du Comité des droits de l'Homme des Nations-Unies, Antonio Cançado-Trindade, juge à la Cour inter-américaine des droits de l'Homme, Louise Arbour, procureure au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda, Roberto Garreton, rapporteur spécial des Nations-Unies pour le Congo et la juge Michèle Rivet du Tribunal des droits de la personne du Québec.

Le Congrès se tiendra au siège de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) situé au 999 rue Université. L'OACI est un organisme affilié à l'ONU. Toutes les conférences seront traduites simultanément en anglais et en français. Pour plus d'informations ou pour s'inscrire, composer le 987-3000 poste 1948.


Sur l'internet:

www.juris.uqam.ca/dudh



  1. La Coalition pour la Déclaration universelle des droits de l'Homme regroupe six universités (Laval, McGill, UdeM, Ottawa, Sherbrooke, UQAM), ainsi que de nombreux organismes à caractère national et international qui s'intéressent aux droits de la personne.