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Thérèse Paquet-Sévigny reçoit la médaille Marie-Curie
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Favoriser une collaboration optimale entre les universités
Dans son cinquième rapport, la Commission des universités sur les programmes (CUP) s'est penchée sur les programmes de physique, de mathématiques et d'informatique. Premiers constats? La physique, comme les mathématiques, constitue un savoir fondamental, largement mis à profit dans les autres sciences. Aussi, leur enseignement est-il jugé essentiel, et ce en dépit du fait que le nombre de praticiens formés ait chuté de manière importante. Du côté de l'informatique, on souhaite même une intensification de la formation, en raison notamment du fort potentiel d'innovation de la discipline et de la pénurie de main d'oeuvre qui sévit actuellement. Toutefois, la CUP rappelle que les programmes de sciences exigent des ressources considérables. Les institutions sont donc invitées à faire des choix de concertation et de complémentarité entre elles, dans les plus brefs délais, de manière à garantir la diversité et la qualité de la formation scientifique au Québec. Physique: une carte à redéfinir
Dans la mesure où 70 % des étudiants au baccalauréat sont inscrits dans les quatre universités montréalaises, la CUP recommande que d'ici septembre 1999, soient créés des programmes dits «à volets intégrés». Ces derniers permettraient aux étudiants de troisième année de se composer un menu «à la carte», à partir d'une banque commune aux quatre établissements, qui tiendrait compte des deux axes linguistiques. Après en avoir fait l'essai, les universités pourraient étendre la formule aux deux premières années du bac. En ce qui concerne la formation aux cycles supérieurs, les universités sont également conviées à élaborer divers scénarios de collaboration: partage de programmes, recours aux spécialistes reconnus dans un domaine pour préparer des cours ou des séminaires, diriger des mémoires et des thèses, etc. Bien plus, les directeurs des départements de physique du Québec sont invités à planifier ensemble «les limites et le contenu des domaines à couvrir en physique aux trois cycles» et à convenir de la part de chaque département dans cette offre de programme. Ce projet d'envergure, la CUP le confie à un Comité des directeurs devant se constituer dès cet automne, afin de pouvoir produire un rapport au printemps. Enfin, selon la CUP, la consolidation et l'avenir de la physique passent par une planification aux trois cycles: les universités ne disposant pas d'un environnement de recherche actif, supporté par une masse critique de professeurs dont l'apport est attesté par les subventions ou le rayonnement international de leurs travaux, sont d'ailleurs appelées à réévaluer leur capacité à maintenir un baccalauréat spécialisé en physique. Mathématiques: un modèle à suivre
Les principaux problèmes du secteur des mathématiques qui ont retenu l'attention de la CUP réfèrent à son enseignement, qui a été progressivement décentralisé vers les départements des disciplines auxquelles elles sont appliquées. Or, selon la CUP, les universités auraient intérêt à lever certaines barrières départementales en vue d'une meilleure utilisation des compétences spécialisées du corps professoral. Par ailleurs, la CUP constate une importante baisse de la formation disciplinaire dans les programmes de formation des maîtres au secondaire, un phénomène à l'égard duquel elle ne cache pas son inquiétude. Informatique: l'université ne suffit pas à la demande
Par ailleurs, la CUP constate que la pénurie de main d'oeuvre se répercute à l'université où les étudiants sont souvent recrutés sitôt leur diplôme de premier cycle obtenu, voire même en cours de formation. L'entreprise privée exerce également son attrait sur le corps professoral, lequel aura connu, de 1995 à 2000, une diminution de 3 % de ses effectifs. Dans la mesure où le phénomène s'observe aussi en génie informatique, la CUP invite les universités à examiner la possibilité d'un rapprochement intra-universitaire entre ces deux secteurs, pour des cours précis ou des portions de curriculum. Enfin, la CUP suggère aux universités et au ministère de l'Éducation, accompagnés de partenaires industriels et du secteur de l'enseignement, de créer une table de concertation en vue d'examiner les avenues de solution à la pénurie de main-d'oeuvre dans le secteur des technologies de l'information. Entre-temps, la CUP juge opportun que les institutions élaborent des formations de courte durée au 2e cycle, pour les diplômés des sciences et génie, qui pourraient ainsi profiter de perspectives d'emploi intéressantes.
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