Volume XXV Numéro 9, 1er février 1999
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LA UNE

Deux nouveaux secteurs

*   Arts
*   Éducation

Création d'une Chaire de philosophie

SOMMAIRE DU NUMÉRO

Forum des études supérieures et de la recherche

Sciences de la terre, de l'eau et de l'atmosphère
Une trentaine de programmes scrutés par la CUP


La Saint-Valentin avec... Chopin!

Malgré des débuts difficiles
Le J.-A.- De Sève fourmille d'activités


Maîtrise en technologie de l'information

L'École supérieure de mode

S'approprier les TIC au quotidien

Les conseillers en information scolaire

Concours interuniversitaire de photographie:l'eau

La COOP-UQAM décerne une bourse

Bourse du Fonds Guylaine-Dostie

Nouveaux groupes étudiants

Étudiants à la CE

Prix de l'AFAQ

Prix Raymond-Klibansky

Soutenances de thèse

Coup double au CA

Arts et Éducation adhèrent à la sectorisation
Le 26 janvier, le Conseil d'administration a donné son aval à la création du Secteur des arts et du Secteur de l'éducation, ainsi qu'à la mise en place de leurs Conseils académiques respectifs. Le CA a également procédé à la désignation des deux doyens intérimaires, soit MM. Georges Laferrière (arts) et Jocelyn R. Beausoleil (éducation), lesquels seront en poste jusqu'à la nomination des doyens en titre. Ces décisions permettent ainsi de compléter le processus de sectorisation amorcé il y a plusieurs mois par l'UQAM. Il s'agit là, rappelons-le, d'une importante restructuration qui a suscité l'implication de tous les membres des anciennes familles.


Secteur des arts

Un consensus autour d'axes unificateurs
Le doyen intérimaire du nouveau Secteur des arts, Georges Laferrière.
Le Secteur des arts se rallie au processus de réorganisation académique qui a déjà vu naître quatre Facultés et Secteurs. La cohérence institutionnelle n'empêchant pas l'originalité, il le fait à sa manière, teintant son arrivée de ses couleurs propres. Avec verve et éloquence, et accompagné pour l'occasion de 12 personnes du Secteur, le doyen intérimaire Georges Laferrière a présenté à la Commission des études le projet visant à créer le Secteur des arts en empruntant les mots de John Lennon «You may say I'm a dreamer, but I'm not the only one». La création de ce secteur semblait en effet beaucoup plus proche du rêve que de la réalité, il y a à peine quelques mois. Elle est le fruit d'une consultation qui s'est déroulée tout au cours de l'automne, sur laquelle nous reviendrons.

Le nouveau Secteur des arts qui regroupe maintenant six départements1 et 18 programmes aux trois cycles, sera orchestré par un Conseil académique composé de 26 personnes2, qui se réunira dès le 8 février. Il devra voir à la nomination du comité de sélection en vue de la désignation du doyen, qui se fera au cours de la présente session, selon le même modèle que celui utilisé par les autres Facultés et Secteurs l'automne dernier. Le suffrage se fera cependant par le biais du système de votation téléphonique VOTEL, en avril, afin de permettre l'entrée en fonction du doyen en juin.

À l'instar des autres Conseils académiques sectoriels, celui des arts assumera avant tout le mandat lié à l'organisation et à la gestion des programmes, dans le respect des balises établies par la Commission des études. Il comptera parmi ses priorités la création d'une nouvelle direction des quatre programmes en enseignement des arts, la dénomination précise du Secteur - s'agira-t-il ou non de l'Institut des arts? - les questions afférentes au rapprochement ou au rapatriement des modules aux départements, ainsi que les changements de dénomination de certains départements. Il faudra également répondre au souhait de la CE et du CA d'entreprendre les discussions avec la Galerie de l'UQAM et le Centre de diffusion de design afin de les accueillir dans le nouveau secteur.

Transparence et collégialité
Rappelons que M. Laferrière avait accepté, en septembre dernier, le poste de vice-doyen intérimaire de la famille des arts, un véritable défi puisqu'il fallait rassembler les gens dans un processus dont plusieurs s'étaient sentis exclus. Un document préparé par les directeurs de département proposant la création de l'Institut des Arts de l'UQAM a servi de point de départ. Invitées à soumettre leurs commentaires écrits, toutes les parties impliquées y ont pris part - assemblées départementales, conseils modulaires, comités de programme, associations (étudiantes, SCCUQ, SEUQAM), agent de stage, etc. - ce qui donna un document de 59 pages largement diffusé dans le Secteur. «L'information a circulé, note M. Laferrière. Pas de rumeur, pas de ouï-dire. Tout s'est fait dans la transparence et la démocratie».

Trois grands axes
Finalement, le 11 décembre, le comité de secteur élargi recommandait à l'unanimité la création du Secteur des arts, sur la base de trois grands axes unificateurs : d'abord, la création, la pratique et la diffusion artistiques; ensuite, la formation des enseignants en arts et enfin, l'histoire et les théories de l'art. «Si on ne s'était pas mis d'accord sur ces trois axes, il n'y aurait pas eu de Secteur des arts, explique M. Laferrière. Or tous les corps d'emploi, professeurs, chargés de cours, employés de soutien, ainsi que les étudiants se sont ralliés à l'unanimité derrière ces axes. C'est cette collégialité qui a cimenté le secteur... En plus, nous avons pu bénéficier de l'expérience des autres Facultés et Secteurs. Maintenant que le Secteur est constitué, nous pouvons passer à l'implantation, avec une structure qui nous permet de bien couvrir les trois axes», d'ajouter le doyen intérimaire.

1. Il s'agit des départements de danse, d'histoire de l'art, de musique, de design, d'arts plastiques et de théâtre.

2. Siégeront au Conseil académique du Secteur des arts le doyen, les six directeurs de département, deux chargés de cours, trois étudiants, deux employés de soutien et douze directeurs de programme.



Secteur de l'éducation

Un lieu de concertation et d'appartenance
Le doyen intérimaire du nouveau Secteur de l'éducation, M. Jocelyn R. Beausoleil.
Le nouveau Secteur de l'éducation1 entend constituer, à l'intérieur de l'UQAM, «le lieu clairement identifié des discussions et des décisions en rapport avec la formation à l'enseignement et à l'intervention éducative dans différents milieux sociaux». Ce sont là les termes mêmes du projet qui a été approuvé par l'Assemblée générale constituante du Secteur, a tenu à souligner le doyen intérimaire, M. Jocelyn R. Beausoleil.

Un point de départ dynamique
Selon M. Beausoleil, la création du Secteur de l'éducation devrait permettre d'aplanir les difficultés rencontrées par la famille dans le passé, en raison notamment de l'éclatement de la formation en enseignement, d'une identité moins prononcée qu'ailleurs et surtout, de l'absence de passerelles intra et intersectorielles favorisant les discussions entre les multiples intervenants. Or, de dire le doyen intérimaire, le nouveau Secteur va constituer «un point de départ dynamique pour construire quelque chose de nouveau: un lieu où tous les acteurs concernés pourront échanger, collaborer et se concerter autour de préoccupations communes, que ce soit en matière de programmation, d'enseignement, de recherche ou de services aux collectivités». C'est, à son avis, un acquis assez décisif, susceptible de favoriser une meilleure coordination des activités, le développement d'un véritable sentiment d'appartenance et un rayonnement accru des expertises.

Les objectifs
Le nouveau Secteur, révèle M. Beausoleil, s'est donné différents objectifs dont ceux d'améliorer la qualité de l'encadrement, de développer les activités de recherche, d'étendre les engagements de coopération internationale et de favoriser de multiples formes de partenariats avec les milieux de la pratique professionnelle, les milieux sociocommunautaires et les diverses administrations publiques. On entend aussi favoriser l'interaction de tous les intervenants concernés, à l'aide de passerelles permettant d'assurer la cohésion académique et institutionnelle dans le champ d'études de l'éducation. Éventuellement, le Secteur visera à renforcer la position de l'UQAM non seulement par rapport aux autres universités, mais encore dans tous les grands débats sur ce qui fait l'objet central du champ d'études. «Nous formons 25 % des enseignants au Québec! Il serait normal que la voix de l'UQAM se fasse entendre et que l'on prenne davantage en compte nos perspectives et nos points de vue dans les débats publics en matière d'éducation», d'affirmer M. Beausoleil.

Les nouvelles instances
Pour atteindre ses objectifs, le Secteur disposera d'un Conseil académique composé de 30 membres, lequel sera secondé par un comité exécutif. En outre, pas moins de huit autres comités sont prévus à l'organigramme. Y figurent, entre autres, trois comités de concertation en éducation - études de 1er cycle, recherche et études de cycles supérieurs -, deux comités de programme et un comité sectoriel d'évaluation de programmes. Fait à noter, ces derniers, y compris le Conseil académique, seront dotés de passerelles intersectorielles qui assureront une représentation de départements autres que ceux du Secteur de l'éducation contribuant à la formation, à la recherche et à la réalisation des programmes d'études en enseignement2. En fait, souligne le doyen intérimaire, la nouvelle structure accordera une place importante à tous les acteurs concernés: «l'ensemble des professeurs qui ont des rapports avec le Secteur, les chargés de cours dont on reconnaît l'expertise, les étudiants qui jouent un rôle crucial et l'indispensable personnel de soutien qui sera associé plus étroitement à ce que nous ferons».

Les priorités
Au chapitre des priorités à court terme, M. Beausoleil relève la nécessité de mettre en place le Conseil académique, les autres comités intermédiaires, ainsi que le comité de sélection en vue d'élire le doyen de secteur. Enfin, le doyen intérimaire a tenu à conclure en lançant un véritable appel à tous les intervenants concernés: «Nous souhaitons que les gens non seulement se retrouvent, mais s'avancent et se proposent pour participer à ce mouvement de constitution du Secteur et aux multiples projets qui en découleront».

1 Le Secteur de l'éducation regroupe les neuf modules auparavant logés à la famille de l'éducation, le doctorat en éducation, les départements des sciences de l'éducation et de kinanthropologie, ainsi que le Centre interdisciplinaire de recherche sur l'apprentissage et le développement en éducation (CIRADE).

2 Notons, à titre d'exemples, les départements de mathématiques, de linguistique et didactique des langues, ainsi que la maîtrise en arts plastiques, concentration éducation.