Voici le premier de deux articles portant sur un document intitulé
Pistes d'action pour l'encadrement des étudiants qui était
acheminé dernièrement vers les différentes Facultés.
Ce document, conçu comme un cadre de référence
institutionnel et préparé par l'ancien vice-rectorat à la
formation et à la recherche, en collaboration avec le vice-rectorat aux
services académiques et au développement technologique, se veut un
outil d'animation proposant une approche novatrice de la problématique de
l'encadrement à tous les cycles. On se rappellera que le rapport du
Comité des suivis avait reconnu l'importance centrale de l'encadrement en
vue d'accroître la qualité de la formation et la réussite aux
études, objectif principal du projet de changement à l'UQAM.
Le contexte
Les propositions de ce plan d'action sur l'encadrement des
étudiants, lequel devrait se réaliser sur une période de
trois à cinq ans, s'enracinent dans les analyses et réflexions qui
se sont faites dans l'ensemble de l'UQAM au cours des dernières
années. Comme l'explique le doyen adjoint du décanat des
études de premier cycle, M. Robert Couillard, «il y a eu un travail
continu sur ce dossier depuis 1994». L'encadrement des étudiants,
précise-t-il, représente une priorité institutionnelle et un
investissement stratégique, et c'est pourquoi un budget nouveau lui a
été consacré. «L'objectif était de se donner
une problématique non pas ponctuelle mais couvrant l'ensemble des
dimensions du problème. Il s'agissait de cibler une intervention qui soit
à la fois efficiente et structurante. Certaines des mesures
envisagées, comme le monitorat de programme, auront des effets
immédiats et d'autres d'ici trois ou quatre ans».
Des étapes à franchir
La mise en oeuvre du plan d'action
implique d'abord un soutien et une animation de la démarche de
réflexion des unités sur leurs activités d'encadrement. Il
s'agit d'aider les programmes et les départements à
répertorier les mesures d'encadrement existantes, les besoins nouveaux
identifiables et les actions qui pourraient être envisagées. Selon
M. Couillard, tous les programmes sont admissibles, mais certains d'entre eux
(une vingtaine), où le nombre d'abandons réels est plus important,
feront l'objet d'une grande attention dès la première année.
«Même si le phénomène des abandons concerne tous les
programmes, l'objectif, précise-t-il, est de réduire du quart le
nombre d'abandons dans les programmes les plus touchés, et ce après
la première année».
Outre la publicisation du document Pistes d'action, certaines mesures
interviennent pour réaliser l'ensemble de la démarche: une
collaboration étroite avec les conseils académiques des
Facultés et leurs doyens; la formation d'un comité de pilotage qui
dirigera la mise en oeuvre des pistes d'action sur l'encadrement; une
opération de sensibilisation et d'animation dans les Facultés; la
mise sur pied d'un comité technique et d'une équipe d'animation1.
«Le comité de pilotage, souligne M. Couillard, sera le comité
politique, celui qui donnera les grandes orientations. Quant au comité
technique, bras opérationnel du comité de pilotage, il aura
à assurer l'efficience et la cohérence de la démarche.
Enfin, l'équipe d'animation sera responsable, au quotidien, de la
réalisation des pistes d'action. Elle fera les ajustements
nécessaires et alimentera la réflexion».
Par la suite, afin de constituer une véritable stratégie de
réussite des études, un plan d'encadrement sera
élaboré par les départements et programmes concernés.
Ce plan inclura des mesures existantes ainsi que de nouvelles issues de
l'étape d'animation, de manière à former des
activités structurantes. Puis, ce sera l'évaluation des effets des
mesures implantées et le réajustement de certaines interventions.
Des principes directeurs
Le choix des différentes actions et mesures
s'appuie sur certains principes directeurs qui serviront de critères aux
décisions. On privilégiera d'abord une approche globale visant une
articulation-intégration des interventions. On cherchera ainsi à
assurer la dimension structurante des pistes d'action et des effets durables. Les
interventions seront également choisies en fonction de leur
efficacité immédiate: cibler les situations les plus graves ou les
plus urgentes, là où les retombées seront les plus
importantes par rapport à la fréquentation et aux taux d'abandon.
On veut, enfin, développer une approche proactive qui, comme l'explique
Christian Bégin de la section d'aide et de soutien à
l'apprentissage aux Services à la vie étudiante, consiste à
mobiliser et à soutenir les unités et leurs étudiants qui
veulent s'engager dans un plan d'action, et à susciter des interventions.
Dans un prochain article, nous traiterons des actions et mesures
concrètes qui sont proposées dans le plan d'action, d'un
modèle pour une approche globale et intégrée de
l'encadrement et du rôle des enseignants.