Volume XXV Numéro 4, 26 OCTOBRE 1998
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LA UNE

Nouveau vice-rectorat consacré à la recherche
Un rôle d'appui, d'animation et d'accompagnement


Aménagement du territoire
450 000 $ pour un projet du GEIGER


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Génie logiciel
Nos experts appelés à définir la profession


Aménagement forestier durable
Inauguration d'une Chaire industrielle CRSNG*UQAT*UQAM


«Cultiver les réflexes de créativité et d'imagination»
- Paule Leduc, rectrice


Six candidats en lice pour les postes de doyens

Atelier international en environnement
La qualité des eaux du Saint-Laurent et du lac Biwa


Recherche-action en milieu scolaire
Transformer l'enseignement de la danse


De nouvelles pistes d'action pour l'encadrement des étudiants

Colloque en droit privé
20 ans de recours collectif


Nouveau programme de deuxième cycle
en enseignement du français


Prix de littérature

Des diplômés en gestion honorés

Hommage à Pierre Dansereau

«L'avènement étudiant»

Centre de design
«L'espace libre dans la ville»


Campagne Centraide UQAM 1998
Des sous pour changer les choses


Aménagement du territoire

Financement de 450 000 $ pour un projet du GEIGER
Les responsables du projet, soit MM. Jean-Philippe Waaub et Benoît St-Onge, professeurs au département de géographie et membres du GEIGER.

Où localiser un site d'enfouissement sanitaire? Que recommander aux agriculteurs en matière d'épandage de fumier de porc? Comment planifier la coupe forestière tout en respectant les autres utilisateurs de la forêt? Autant de questions importantes pour l'environnement et les populations, mais qui représentent souvent un casse-tête pour les responsables des administrations régionales et locales. La situation devrait toutefois évoluer sous peu, grâce aux efforts de Jean-Philippe Waaub et de Benoît St-Onge, professeurs au département de géographie et membres du GEIGER1. Ces derniers viennent en effet de se voir octroyer par Québec2 une subvention de 225 000 $ pour mener à terme un projet-pilote3 visant à créer un logiciel d'aide à la décision en matière d'aménagement et de développement durable du territoire. En tant que partenaire, L'Agence de Traitement de l'Information Numérique de l'Outaouais (L'ATINO) a également investi un montant équivalent, portant ainsi le financement à près d'un demi-million de dollars.

Les objectifs
La création d'un outil de gestion intégrée des ressources, basé sur un cadre écologique de référence - dans le cas présent, la MRC de Papineau, et éventuellement, la région administrative de l'Outaouais - permettra, selon M. Waaub, de mieux répondre aux besoins des décideurs et aménagistes régionaux. D'une part, rappelle-t-il, les gestionnaires du territoire sont de plus en plus sensibles aux enjeux environnementaux et à la pertinence d'adopter une approche globale du territoire, plutôt que sectorielle (forêt, agriculture, récréo-tourisme, etc.). D'autre part, la décentralisation des responsabilités vers les administrations régionales et locales oblige de plus en plus les municipalités à faire appel aux développements technologiques récents, afin de pouvoir disposer du maximum d'informations et de connaissances, leur permettant de prendre des décisions plus éclairées dans les dossiers de gestion du territoire.

Les phases du projet
La réalisation de ce projet, d'une durée de trois ans, comporte deux phases importantes. La première vise à constituer un «atlas environnemental» qui offrira une multitude d'informations essentielles à une gestion intégrée du terrritoire. Ceci impliquera, notamment, la cueillette de données sur le milieu naturel (données géologiques et hydrogéologiques, forestières, agro-climatiques, espèces menacées et aires protégées, etc.) et le milieu humain (infrastructures, limites administratives, urbanisme, santé, etc.). Une fois ces données recueillies et structurées, et après avoir conçu les planches thématiques appropriées, les chercheurs impliqués dans le projet passeront à l'analyse de problématiques environnementales concrètes, comme par exemple les risques de glissement de terrain dans la région ou la vulnérabilité des nappes aquifères à la pollution, selon une approche multicritères. «La méthode traditionnelle utilisée par les décideurs, souligne M. Waaub, ramène généralement tout à l'économie. Les méthodes et les procédures d'analyse développées par le GEIGER conservent les valeurs non économiques pour en faire des variables d'aide à la décision pour les gestionnaires du territoire».

La seconde phase du projet, dira M. Waaub, consistera à rendre le logiciel le plus convivial possible. Pour ce faire, les chercheurs ont prévu divers mécanismes, dont la préparation d'un interface graphique facile d'accès, la production d'un guide de formation technique à l'intention des usagers et la réalisation, à l'intention notamment des décideurs, d'un document de vulgarisation des informations contenues dans l'atlas.

Les retombées
Le projet aura d'abord des retombées concrètes sur la formation puisque l'équipe composée d'environ neuf chercheurs et professionnels, comptera de quatre à cinq étudiants poursuivant des études supérieures à l'UQAM. De plus, le projet entend contribuer à une meilleure gestion de l'environnement, notamment dans la région de l'Outaouais. Toutefois, selon le GEIGER et L'ATINO, les problématiques abordées pourraient être applicables à la grandeur du Québec, voire même à l'échelle mondiale. Ces deux partenaires sont d'ailleurs vivement intéressés à breveter les méthodes et les procédures d'analyse qui seront développées au cours du projet. De fait, le potentiel commercial se situerait non seulement du côté logiciel, mais également du côté du service (formation, guide d'utilisation). Bref, un dossier qu'il faudra continuer à suivre dans les années à venir.


  1. Il s'agit du Groupe d'études interdisciplinaires en géographie et en environnement régional de l'UQAM que dirige M. Waaub.
  2. La subvention a été accordée par deux ministères, soit celui de l'Environnement et de la Faune (MEF) et celui de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST), dans le cadre du Fonds des priorités gouvernementales en science et technologie - volet environnement.
  3. Le GEIGER est le promoteur de ce projet-pilote qui a notamment pour partenaires le Bureau de Liaison Université-Milieu (BLUM), l'UQAH et L'ATINO.