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Colloque du CEPES | ||||||||||||||||||||||||||||
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L'UQAM logera
un spectromètre de masse valant 1,3 M $
Un consortium de chercheurs de l'UQAM et de l'Université McGill disposera bientôt d'un appareil très sophistiqué d'une valeur de 1,3 million de dollars, qui permettra d'effectuer des études dans différents domaines tels que la datation de roches et de minéraux, les sciences de la Terre solide, les sciences de l'environnement, l'océanographie, les changements climatiques et le métabolisme des métaux lourds chez l'humain. Premier du genre à être installé au Canada, ce spectromètre de masse logera au complexe des sciences et sera aussi utilisé par des chercheurs d'autres universités et organismes, comme le souhaite le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) qui assume la majeure partie de la facture (près de 900 000 $), à travers une subvention d'installation spéciale. Le reliquat sera absorbé grâce à une subvention de 300 000 $ accordée par la Fondation de l'UQAM à la Chaire de recherche en environnement, et à d'autres subventions de diverses sources allouées au GEOTOP. Mais à quoi servira précisément ce spectromètre de masse? a-t-on demandé au professeur du département des sciences de la Terre et chercheur au GEOTOP, Clément Gariépy. « Cet appareil permettra de déterminer la composition isotopique et la teneur de la plupart des métaux du tableau périodique, depuis le lithium jusqu'à l'uranium, explique M. Gariépy. Il s'agit d'une toute nouvelle génération d'instruments couplant la technologie ICP (ionisation des éléments dans une torche à plasma) à celle des spectromètres de masse plus conventionnels. Ceci permet l'analyse d'échantillons, directement depuis l'atmosphère ambiante, sous forme liquide ou solide. Pour les solides, par exemple les minéraux et minerais, un faisceau laser sera utilisé pour vaporiser une partie de l'échantillon et l'introduire dans l'appareil. Le faisceau du laser UV ne prélève qu'un volume de quelques dizaines de microns (10 microns = 0,01 millimètre) à la surface de l'échantillon avant de l'introduire dans la torche plasma.» L'appareil s'avère avantageux du point de vue de la recherche. «Il permettra de réduire d'un facteur 10 le temps d'analyse d'une foule d'éléments tout en présentant, sans aucun compromis au niveau de la qualité des analyses, une sensibilité considérablement accrue», d'ajouter M. Gariépy. La fabrication de l'appareil s'effectue présentement dans une usine de Manchester en Angleterre, par la compagnie Micromass. La livraison est prévue pour l'été 1999. |