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Le J.-A.- DeSève officiellement inauguré!
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Les tests cliniques valident la «Contramid»
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Quels liens peut-on établir entre l'itinérance et l'institution carcérale ? Quel est le rôle de la prison dans la production de l'itinérance ? Telles sont les questions centrales soulevées par une équipe de chercheurs sous la responsabilité, entre autres, de Danielle Laberge, professeure au département de sociologie. Cette équipe soumettait dernièrement les résultats de ses travaux1 au Conseil québécois de la recherche sociale. Les objectifs de la recherche Une dynamique complexe Bref, la prison n'est pas qu'une réponse particulière à l'itinérance, elle est surtout un élément actif participant à sa production et ce, à travers un ensemble de mécanismes qui appauvrit, stigmatise et isole davantage. «Pour un itinérant, rappelle Mme Laberge, être envoyé en prison, cela signifie perdre les derniers liens qui le protégeaient. Même si on en sort au bout d'un mois, il ne nous reste plus rien (plus de logement, plus de meubles, plus d'aide sociale, etc.). On se retrouve dans la rue avec un billet d'autobus pour aller à l'Accueil Bonneau». De plus, ajoute-t-elle, avoir un dossier criminel, même pour des infractions mineures, fait en sorte qu'on est assimilé à une population dangereuse. «Les gens se rappellent qu'on est allé en prison, mais ils en oublient les raisons. Conséquence: une détérioration des situations de vie2». Des solutions
alternatives ? 1 Outre Danielle Laberge, Pierre Landreville, professeur à l'Université de Montréal, Daphné Morin, professionnelle de recherche à l'UQAM et Lyne Casavant, recherchiste à la Bibliothèque du Parlement, ont signé, avec la collaboration de René Charest, le rapport de recherche. À noter que cette étude, subventionnée par le Conseil québécois de la recherche sociale, se situe dans la foulée des travaux du Collectif de recherche sur l'itinérance (CRI) qui regroupe une douzaine de chercheurs et d'intervenants sur le terrain. 2 Les itinérants subissent plus dramatiquement les effets néfastes de l'incarcération puisque, souvent, sans ressources familiales, sociales et professionnelles, ils se retrouvent dépourvus d'outils susceptibles d'amortir les effets de cette expérience. |