Volume XXV Numéro 9, 1er février 1999
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LA UNE

Deux nouveaux secteurs

*   Arts
*   Éducation

Création d'une Chaire de philosophie

SOMMAIRE DU NUMÉRO

Forum des études supérieures et de la recherche

Sciences de la terre, de l'eau et de l'atmosphère
Une trentaine de programmes scrutés par la CUP


La Saint-Valentin avec... Chopin!

Malgré des débuts difficiles
Le J.-A.- De Sève fourmille d'activités


Maîtrise en technologie de l'information

L'École supérieure de mode

S'approprier les TIC au quotidien

Les conseillers en information scolaire

Concours interuniversitaire de photographie:l'eau

La COOP-UQAM décerne une bourse

Bourse du Fonds Guylaine-Dostie

Nouveaux groupes étudiants

Étudiants à la CE

Prix de l'AFAQ

Prix Raymond-Klibansky

Soutenances de thèse

Sciences de la terre, de l'eau et de l'atmosphère

Une trentaine de programmes scrutés par la CUP

La Commission des universités sur les programmes (CUP) vient de déposer son 7e rapport portant sur les sciences de la terre, de l'eau et de l'atmosphère. On y apprend, notamment, que ces champs disciplinaires comptent seulement 38 programmes et que les effectifs étudiants y sont plutôt modestes1. Toutefois, le Québec occuperait une position enviable dans ces secteurs en raison d'une activité de recherche intense, riche et variée. La production scientifique, souligne la Commission, peut compter sur la prédominance des études supérieures - plus de la moitié des étudiants sont inscrits aux 2e et 3e cycles - et sur la présence de nombreux centres de recherche de réputation internationale2. Enfin, la CUP constate que les neuf universités qui contribuent à l'offre de programmes collaborent déjà étroitement entre elles, une pratique qu'elles sont néanmoins invitées à intensifier afin de pouvoir relever le défi scientifique du prochain millénaire.

Trois pôles régionaux en sciences de la terre
La CUP reconnaît l'existence de trois pôles régionaux de formation et de recherche en sciences de la terre, soit Montréal (UQAM, McGill, Polytechnique), Québec (Laval, INRS-Géoressources) et Chicoutimi (UQAC). Selon la Commission, ces pôles doivent être maintenus voire renforcés, et un effort accru de concertation entre les établissements est recommandé. Par ailleurs, dans la foulée des rationalisations qui ont amené l'UdeM et Concordia à fermer leur département de géologie, les auteurs du rapport s'inquiètent du sort réservé aux collections (minéralogiques, pétrographiques et paléontologiques) et aux appareillages spécialisés leur ayant appartenu. Aussi, souhaite-t-on que des mesures soient prises afin d'assurer la meilleure utilisation possible de ce patrimoine. Par ailleurs, la fermeture du département de géologie de l'UdeM ayant mis un terme à la collaboration avec l'École Polytechnique, la CUP recommande que cette dernière et l'UQAM collaborent plus avant dans l'enseignement des sciences de la terre, compte tenu de l'étroite relation existant entre la géologie et le génie géologique.

Montréal : centre international des sciences atmosphériques
La réputation internationale dont jouit le domaine des sciences atmosphériques à Montréal repose en grande partie, selon la CUP, sur les travaux de recherche que mènent les professeurs du département des sciences atmosphériques et océaniques de McGill et les professeurs en sciences de l'atmosphère du département des sciences de la terre de l'UQAM. Dans la mesure où ces départements ont connu une importante contrition de leur corps professoral, et compte tenu qu'ils collaborent déjà en matière de recherche et d'enseignement au 3e cycle, la CUP recommande d'intensifier la concertation au niveau de la maîtrise afin d'enrichir la qualité de la formation. Plus largement, la Commission souhaite que soit mis sur pied, à Montréal, un Institut des sciences de la terre et de l'atmosphère ayant pour modèle l'Institut des sciences mathématiques. La Commission souligne par ailleurs que le Service de l'environnement atmosphérique du Canada prévoit une forte reprise de l'embauche de météorologistes au cours des 10 prochaines années.

Sciences de l'eau, océanographie et télédétection
Comme les sciences de l'eau traversent les frontières disciplinaires et en raison des liens entre météorologie et hydrologie, la CUP invite l'université McGill et l'UQAM, ainsi que l'INRS-Eau, à mettre sur pied des programmes de recherche conjoints dans ce domaine, tout en s'assurant d'une complémentarité entre les cours offerts. En océanographie, Rimouski est reconnue par la CUP comme un pôle important. L'UQAR est d'ailleurs invitée à finaliser un projet de doctorat interuniversitaire avec McGill et Laval qui ont des expertises en océanographie physique et biologique. En télédétection - observation de la Terre à distance à partir d'une plate-forme aéroportée ou spatiale -, le rôle de l'Université de Sherbrooke, qui loge le plus important centre de recherche dans ce domaine au Canada, est souligné.

Des disciplines à faire connaître
En conclusion de son rapport, la CUP insiste sur la nécessité de sensibiliser les étudiants inscrits aux baccalauréats en physique3, chimie, biologie ou mathématiques à la possibilité de poursuivre des études supérieures en sciences de la terre, de l'eau ou de l'atmosphère. Enfin, on souhaite que les enseignants fassent mieux connaître ces champs disciplinaires aux élèves du secondaire et du collégial.

1 À l'automne 1996, on dénombrait au Québec, tous cycles confondus, près de 800 étudiants en sciences de la terre, de l'eau et de l'atsmosphère. Avec près des deux tiers des effectifs, les sciences de la terre représentent le secteur le plus important. Fait à noter, le plus fort contingent d'étudiants en sciences de la terre, au Québec, se retrouve à l'UQAM.

2 Parmi eux, la CUP souligne le rôle joué par le GEOTOP, un centre de recherche rattaché à l'UQAM.

3 La CUP recommande nommément que des cours en sciences de l'atmosphère soient prévus dans une future intégration du baccalauréat en physique entre les universités montréalaises.