Volume XXV Numéro 9, 1er février 1999
14/09/98 28/09/98 12/10/98 26/10/98 9/11/98 23/11/98 07/12/98
18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

Deux nouveaux secteurs

*   Arts
*   Éducation

Création d'une Chaire de philosophie

SOMMAIRE DU NUMÉRO

Forum des études supérieures et de la recherche

Sciences de la terre, de l'eau et de l'atmosphère
Une trentaine de programmes scrutés par la CUP


La Saint-Valentin avec... Chopin!

Malgré des débuts difficiles
Le J.-A.- De Sève fourmille d'activités


Maîtrise en technologie de l'information

L'École supérieure de mode

S'approprier les TIC au quotidien

Les conseillers en information scolaire

Concours interuniversitaire de photographie:l'eau

La COOP-UQAM décerne une bourse

Bourse du Fonds Guylaine-Dostie

Nouveaux groupes étudiants

Étudiants à la CE

Prix de l'AFAQ

Prix Raymond-Klibansky

Soutenances de thèse

Maîtrise en technologie de l'information

L'alliance
ETS-TELUQ-INRS-UQAM
se poursuit

Gilles Saint-Amant, professeur au département des sciences administratives et Gilles Gauthier, directeur du département d'informatique.
Un programme conjoint de maîtrise en technologie de l'information sera offert dès l'automne 1999 par l'École de technologie de l'information (ETI)1. Ce nouveau programme de 45 crédits conjugue les expertises complémentaires dans le domaine, en s'appuyant sur quatre maîtrises actuellement dispensées dans le réseau de l'Université du Québec, ainsi qu'une autre en instance d'approbation2.

«Pour l'UQAM, il s'agit d'utili ser les ressources existantes tout en travaillant en étroite collaboration avec d'autres établissements, ce qui répond au voeu du ministère de l'Éducation et à notre politique institutionnelle», explique Gilles Gauthier, directeur du département d'informatique, copilote du projet avec Gilles Saint-Amant, professeur au département des sciences administratives.

Former des gens capables d'apprécier la technologie
De toute évidence, le développement de la technologie de l'information a déjà bouleversé profondément toutes les sphères d'activités de notre société. «On assiste à une reconfiguration complète du travail. L'artisan a disparu, soutient M. Saint-Amant. Ou bien la technologie devient essentielle à votre travail, ou bien elle va vous remplacer. En ce sens, ca va prendre des personnes "hybrides", capables d'apprécier ces outils». C'est donc à ces besoins de main-d'oeuvre et de compétences spécialisées que le programme veut répondre. Des consultations auprès des gens du milieu et d'ex perts universitaires ont d'ailleurs précédé l'élaboration du projet.

Le réseau universitaire québécois compte différents programmes de deuxième cycle qui abordent la sphère de la technologie de l'information à travers des domaines particuliers tels le génie, l'informatique, l'administration, la gestion, les communications, etc. Toutefois, aucun de ces programmes ne porte sur la technologie de l'information en tant que nouvelle discipline, où se rencontrent différents savoirs et savoir-faire. Le caractère interdisciplinaire et intégrateur de la maîtrise de l'ETI la positionne donc dans un créneau original.

Vers un campus virtuel
Autre trait distinctif, le nouveau programme entend mettre à profit une infrastructure de «campus virtuel». La technologie de l'information ne sera pas seulement l'objet de la formation, elle sera donc également l'instrument d'apprentissage: admission et inscription par le biais d'un site Web comportant un guichet unique, cours offerts selon les modèles hypermédia et vidéoconférence, encadrement à distance par courrier électronique, liste de discussion... Certains cours sont déjà offerts selon ces modèles, d'autres le seront grâce à une subvention FODAR, ce qui permettra aux étu diants d'entreprendre, dans sept ou huit cours du tronc commun, un cheminement complet sur Internet.

Une «valeur ajoutée»;
Ce programme professionnel vise à assurer une formation spécialisée et à répondre aux besoins de perfectionnement des responsables de l'intégration de la technologie de l'information dans les organisations. Conçue comme une «valeur ajoutée» de haut niveau, la formation proposée intéressera une large clientèle de personnes aux profils académiques et professionnels très diversifiés : génie, administration, gestion, sciences de la santé (télémédecine), géographie (géomatique), communications ou arts graphiques (multi média).

La formation combine deux dimensions: d'une part, l'aspect technique, soit l'ingénierie des systèmes de traitement de l'information, et d'autre part, le volet «organisation virtuelle» dans le contexte actuel de la technologie de l'information. Elle intègre ainsi l'essentiel du programme de Dipl┘me d'études supérieures spécialisées en technologie de l'information (DESS de 30 crédits) offert depuis l'automne 1997. ┐ ces deux volets s'ajoutent un module de spécialisation, de même qu'un projet d'application qui peut être réalisé en milieu de travail. Approuvé par toutes les instances des différentes constituantes, le nouveau programme n'attend plus que l'aval de la CREPUQ.

1. L'ETI est un consortium qui regroupe, depuis le printemps 1996, quatre établis sements partenaires, soit l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), l'École de technologie supé rieure (ETS), Télé-université (TELUQ) et l'UQAM.

2. Il s'agit des programmes de maîtrise suivants: informatique de gestion (UQAM), télécommunications (INRS), technologie des systèmes (ETS), génie logiciel (ETS-UQAM-INRS) et formation à distance (TELUQ).