Volume XXV Numéro 7, 7 DÉCEMBRE 1998
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18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

Serge «Indiana» Lebel
Sur la piste de l'Homme de Néandertal


Jean-Claude Robert médaillé de la Société royale du Canada

Lutte contre les gaz à effet de serre


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Médaille de l'UQAM à Richard Guay

GREF UQAM
Mieux connaître les forêts anciennes


Formation virtuelle
L'univers du roman québécois


Sciences mathématiques
L'ISM a le vent dans les voiles


Atlas électronique du Québec
Un nouveau site pour traiter l'information économique


Un nouvel institut de formation dans le domaine du transport

UQAM verte
Consultation publique sur une politique environnementale


Un emploi d'été dans une autre province canadienne ?

Titres d'ici

Appui aux victimes de l'ouragan Mitch

LETTRE À L'UQAM

NOUVELLES ADRESSES

INVITATION AUX RETRAITÉS

Galerie de l'UQAM
Pleins feux sur les étudiants


Zoom sur Borduas photographe

Exploit en design graphique
Médaille d'argent lors de biennale de Mexico


Sciences mathématiques

L'ISM a le vent dans les voiles
M. François Lalonde, directeur de l'ISM et professeur au département de mathématiques, en compagnie de la coordonnatrice de l'Institut, Mme Alexandra Haedrich.

L'Institut des sciences mathématiques (ISM), un consortium de six universités1 dont le siège permanent est dorénavant situé à l'UQAM, a vu sa base de financement2 être augmentée de manière substantielle par le ministère de l'Éducation! La subvention accordée par le MEQ est en effet passée de 125 000 $ par année pour la période 1995-1998, à 210 000 $ par année pour la période 1998-2001. Une nouvelle dont François Lalonde, professeur au département de mathématiques et directeur de l'Institut, ne peut que se réjouir. En effet, a-t-il tenu à souligner, «un tel montant, en scien- ces mathématiques, correspond facilement à un budget de deux ou trois millions en chimie ou en biologie, domaines où il y a beaucoup plus d'expérimentations, de techniciens à embaucher, etc.»

Une École graduée unifiée
Cette réponse favorable du ministère est toutefois loin d'être fortuite. En effet, l'ISM, de l'avis même de la Commission des universités sur les programmes (CUP)3, représente un modèle à suivre pour les autres départements ou facultés car il constitue «une formidable structure de concertation aux cycles supérieurs». C'est en 1991, faut-il le rappeler, que les quatre universités montréalaises se sont regroupées dans le but de créer une véritable école graduée - maîtrise, doctorat, post-doctorat - unifiée à Montréal en sciences mathématiques. «Pour cela, dira M. Lalonde, il fallait mettre en place toute une série de mesures en vue d'atteindre une masse critique qui ferait de Montréal et du Québec un pôle d'excellence en Amérique sur le plan de la formation et de la recherche en mathématiques. Avec un tel regroupement des ressources matérielles et intellectuelles, il n'y aurait plus de raisons d'envoyer systématiquement nos étudiants les plus forts à l'étranger».

Sept ans plus tard, l'ISM a fait la preuve de son dynamisme. Parmi ses réalisations, on compte, notamment, la coordination des cours de cycles supérieurs et des séminaires offerts par les quatre universités montréalaises; l'établissement de dix programmes de recherche scientifique auxquels participent de nombreux chercheurs sans égard à leur université d'attache; l'organisation d'un colloque hebdomadaire où sont invitées des sommités venues des quatre coins du globe; la mise sur pied d'un programme de bourses pour les étudiants gradués et les stagiaires post-doctoraux; la tenue d'un colloque étudiant pan-québécois et la rationalisation des abonnements aux périodiques. Enfin, depuis septembre dernier, avec l'adhésion des universités de Sherbrooke et Laval, l'ISM rassemble toutes les universités québécoises offrant des programmes de doctorat en mathématiques.

Les projets
Le financement accru du MEQ pour les trois prochaines années devrait, selon M. Lalonde, faciliter l'intégration des deux nouvelles universités membres, tout en permettant à l'Institut d'élargir son éventail d'activités. Ainsi, l'ISM entend élaborer un programme de liaison cégeps-universités afin que les professeurs de niveau collégial puissent se familiariser avec les développements récents de la recherche en mathématiques. De plus, l'Institut envisage mettre en place un programme de stages dans l'industrie sur la base de collaborations entre les universités membres et le milieu. En outre, l'ISM prévoit organiser, conjointement avec le Centre de recherches mathématiques de l'UdeM, des cours intensifs et des ateliers (workshops) où les étudiants pourront côtoyer des spécialistes de renommée mondiale oeuvrant dans des domaines particulièrement novateurs. Enfin, tel que le recommandait la CUP, un nouveau projet-pilote de coordination des cours avancés du baccalauréat entre l'UdeM et l'UQAM devrait voir le jour dès l'an prochain. Ces projets, de conclure M. Lalonde, permettront à l'ISM d'assurer un meilleur arrimage de la formation supérieure en mathématiques au Québec, et ce à tous les niveaux. Bref, l'actuel directeur, qui en est à sa troisième année à la tête de l'ISM et dont le mandat a été prolongé jusqu'en juin 2000, n'aura guère le temps de chômer d'ici là...!


  1. Concordia, Laval, McGill, Sherbrooke, UdeM et UQAM.
  2. L'ISM est financé directement par le MEQ et aussi par les directions des six universités membres, auxquelles s'ajoutent les subventions de recherche du CRSNG et du FCAR obtenues par les professeurs participants. Au total, l'Institut dispose d'un budget annuel d'environ 650 000 $.
  3. Voir à ce sujet le cinquième rapport de la Commission des universités sur les programmes (CUP) portant sur les programmes de physique, de mathématiques et d'informatique.