Volume XXV Numéro 7, 7 DÉCEMBRE 1998
14/09/98 28/09/98 12/10/98 26/10/98 9/11/98 23/11/98 07/12/98
18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

Serge «Indiana» Lebel
Sur la piste de l'Homme de Néandertal


Jean-Claude Robert médaillé de la Société royale du Canada

Lutte contre les gaz à effet de serre


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Médaille de l'UQAM à Richard Guay

GREF UQAM
Mieux connaître les forêts anciennes


Formation virtuelle
L'univers du roman québécois


Sciences mathématiques
L'ISM a le vent dans les voiles


Atlas électronique du Québec
Un nouveau site pour traiter l'information économique


Un nouvel institut de formation dans le domaine du transport

UQAM verte
Consultation publique sur une politique environnementale


Un emploi d'été dans une autre province canadienne ?

Titres d'ici

Appui aux victimes de l'ouragan Mitch

LETTRE À L'UQAM

NOUVELLES ADRESSES

INVITATION AUX RETRAITÉS

Galerie de l'UQAM
Pleins feux sur les étudiants


Zoom sur Borduas photographe

Exploit en design graphique
Médaille d'argent lors de biennale de Mexico


Titres d'ici
Histoire du Québec

La dernière parution du Bulletin d'histoire politique (vol. 7, no 1), que dirige Robert Comeau du département d'histoire, présente un dossier thématique sur «Les rébellions de 1837 et de 1838 au Bas-Canada». Coordonné par Jean-Paul Bernard, professeur à la retraite de l'UQAM, ce dossier met en lumière différents aspects de cette affaire qui «n'a pas que laissé des traces dans les esprits». Ainsi, Denyse Beaugrand- Champagne s'intéresse à des comtés électoraux où la population, majoritairement anglophone, s'était montrée sensible aux demandes des Patriotes. Jean-Marie Fecteau, pour sa part, questionne l'historiographie déjà constituée et en appelle à une histoire encore à faire. De son côté, Allan Greer invite à appréhender les rébellions sous l'angle d'un phénomène unique, tenant compte à la fois des épisodes de 37 et de 38, et des révoltes du Bas et du Haut-Canada. Puis, la géopolitique respective de Papineau, de Parent et de Garneau fait l'objet de la réflexion d'Yvan Lamonde. Enfin, Gilles Laporte examine les liens qu'a tenté de nouer le parti patriote avec le groupe des radicaux en Angleterre. Outre ce dossier, le numéro comprend une série d'articles critiques sur l'ouvrage controversé de Ronald Rudin, Making History in Twentieth-Century Quebec. À noter qu'en éditorial, l'équipe du Bulletin, après six ans d'existence, fait le point sur la mission de la revue.


Dialogue interculturel

Ce Regard féministe d'une vidéaste autour du monde (Les Cahiers de l'IREF, no 2), c'est tout d'abord un regard de femme, celui que pose Violaine Gagnon sur les multiples rencontres qui ont jalonné l'aventure qu'elle a vécue, caméra au poing, lors de sa participation à La Course Destination Monde. Mais c'est aussi le regard des autres sur elle, «l'étrangère», qui lui a parfois fait perdre tous ses points de repères. Inscrivant sa démarche dans une perspective féministe et s'inspirant de recherches anthropologiques sur la représentation de l'Autre, la vidéaste explore, dans cet ouvrage, comment les enjeux et les contraintes qui ont sous-tendu sa relation avec son sujet - les femmes croisées lors de La Course - ont agi sur la rencontre, et comment ses représentations vidéos en ont témoigné. En conclusion, différentes façons de favoriser la réalisation du dialogue interculturel sont suggérées. La décision de Mme Gagnon d'utiliser ce voyage entrepris aux quatre coins du globe, pour servir de point d'ancrage à son mémoire de maîtrise, s'est avérée judicieuse. Elle lui aura permis de produire une oeuvre fort originale qui s'est vu décerner le prix du Fonds Anita Caron au concours du meilleur mémoire (1997) réalisé dans le cadre de la concentration de 2e cycle en études féministes.


Syndicalisme québécois

Acteur majeur de la Révolution tranquille durant les années 1960, partisan d'une transformation révolutionnaire de la société durant la décennie suivante, le mouvement syndical au Québec est-il toujours animé par une volonté de changement social ? En prônant et en pratiquant un syndicalisme de concertation et de partena- riat avec l'État et le patronat, demeure-t-il fidèle aux idéaux qui l'habitent depuis sa naissance ? Voilà autant de questions auxquelles tente de répondre Jean-Marc Piotte, professeur en science politique, dans son dernier ouvrage, Du combat au partenariat. Interventions critiques sur le syndicalisme québécois. Paru aux éditions Nota Bene, ce livre reconstitue la trajectoire du mouvement au cours des 25 dernières années.

Pour Jean-Marc Piotte, «la politique de partenariat a été lancée, sans être mise en relation avec le syndicalisme de combat qui l'avait précédée, comme si elle correspondait à une nouvelle conjoncture, sans aucun rapport avec la précédente». Pourtant, ajoute-t-il dans le texte de présentation, les syndiqués ont critiqué la vision élitiste et technocratique de leurs dirigeants et exigé qu'ils reprennent en charge leurs revendications. «Les représentés, souligne l'auteur, n'ont pas toujours raison, mais les dirigeants n'ont jamais raison contre ou sans eux».