Volume XXV Numéro 6, 23 NOVEMBRE 1998
14/09/98 28/09/98 12/10/98 26/10/98 9/11/98 23/11/98 07/12/98
18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

Déclaration universelle des droits de l'Homme
Un Congrès mondial en souligne les 50 ans!


Élection des doyens
Nguyen, Proulx et Riel ont franchi l'étape cruciale


SOMMAIRE DU NUMÉRO



Quelles avenues pour le mouvement communautaire?

Nouveaux programmes de deuxième cycle en kinanthropologie

Développer les habiletés langagières des jeunes enfants

Colloque annuel du TOXEN

Qu'en est-il de la formation en muséologie?

Dix ans au service des diplômés !

Provigo appuie la Chaire Philippe Pariseault

Don du gouvernement chinois

Colloque sur l'enseignement universitaire

Titres d'ici

SOUTENANCES DE THÈSE

VITE LU

Le Midi 15

Championnat canadien de soccer
L'équipe de l'UQAM décroche le Bronze


Centre de design
Images d'architectes

Titres d'ici
Relations publiques et société

Avec la parution du livre intitulé Les relations publiques dans une société en mouvance, Danielle Maisonneuve, professeure au département des communications, inaugure aux Presses de l'Université du Québec la collection «Communication et relations publiques», qu'elle dirige avec la professeure Solange Cormier. Elle est cosignataire de l'ouvrage avec Yves St-Amand, chargé de cours à l'UQAM et Jean-François Lamarche, chargé de cours à l'UdeM.

C'est un survol pratique des relations publiques que proposent les auteurs, intégrant les approches de communication et de gestion, présentant un choix d'instruments stratégiques, suggérant une méthode de travail et diverses étapes destinées à baliser une communication efficace, le tout assorti d'études de cas réels et d'exercices. Bref, il s'agit d'un outil pédagogique destiné d'abord aux étudiants en communications. Cependant, les jeunes relationnistes y trouveront aussi leur compte puisque l'ouvrage suggère, au besoin, «des pistes de solution pour résoudre leurs pro- blèmes quotidiens ainsi que des outils leur permettant de surmonter les difficultés de communication inhérentes à toute organisation humaine». Les relations publiques y sont présentées comme «un outil indispensable à l'évolution des organisations», et les relationnistes, comme des professionnels favorisant «l'émergence d'une communication bidirectionnelle qui procure à l'organisation une meilleure connaissance des attentes de ses publics, tout en permettant à ces derniers de mieux comprendre les activités de l'organisation.»


Pédagogie muséale

À l'instar de l'exposé ou de la discussion, la visite au musée, apprend-on dans cet ouvrage, semble constituer une stratégie pédagogique de plus en plus prisée par les écoles primaires et secondaires. En fait, la clientèle scolaire représente plus de 12 % du nombre de visiteurs des musées! Plusieurs institutions muséales ont donc mis sur pied des programmes éducatifs conçus spécifiquement à l'intention des groupes scolaires. Toutefois, soulignent les auteurs, «ces programmes sont souvent élaborés sur une base intuitive, faute de modèles sur lesquels les concepteurs pourraient s'appu- yer». Éduquer au musée entend pal- lier cette lacune. L'ouvrage traite d'abord du musée comme lieu éducatif. Puis, les principaux éléments théoriques de l'éducation muséale, les modèles didactiques conçus pour les musées ainsi que divers modèles de stratégies pédagogiques sont scrutés. Enfin, la dernière partie s'avère une contribution d'importance puisque les auteurs y proposent un supramodèle global de pédagogie muséale. Se présentant à la fois comme une grille d'analyse et un outil didactique, ce modèle inédit devrait intéresser tant les concepteurs de programme, que les éducateurs de musée et les enseignants.

Michel Allard et Suzanne Boucher, Éduquer au musée: un modèle théorique de pédagogie muséale, Cahiers du Québec, collection Psychopédagogie, Éditions Hurtubise, 1998, 207 p.


Guerre 39-45

Cette publication regroupe une série de communications présentées dans le cadre du colloque Impact de la Deuxième Guerre mondiale sur les sociétés québécoise et canadienne tenu l'an dernier à l'UQAM. On y retrouve plusieurs contributions de professeurs, de diplômés ou d'étudiants de l'Université. Ainsi, Michel Lévesque s'intéresse aux répercussions du conflit sur l'évolution du nationalisme canadien. Sophie Charbonneau, quant à elle, examine les différentes interprétations de la première affaire d'espionnage soviétique au Canada, l'affaire Gouzenko. Comment a évolué la mémoire de cette guerre dans l'imaginaire littéraire québécois depuis 50 ans? C'est le questionnement central de l'étude de Béatrice Richard. Mario Beaulac, quant à lui, discute de l'usage du dessin animé à des fins de propagande, en particulier par l'ONF, tandis que Louis Brosseau se penche sur le thème de la Seconde Guerre dans le cinéma québécois de fiction. Enfin, Robert Gagnon s'interroge sur les rapports existant entre l'avènement du conflit et l'émergence de la recherche dans les universités du Québec. Publié par Claude Berrardelli, Robert Comeau et Serge Bernier (dir.), en collaboration avec la Défense nationale, l'ouvrage «vise à mieux faire connaître la richesse de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale en sol canadien».


Politique d'immigration

Depuis les années 1960, l'État québécois a pris conscience de l'enjeu que représentent pour son avenir les communautés culturelles et les immigrés. Ainsi, à la fin des années 1970, une véritable politique d'immigration était mise en place afin de favoriser l'accueil, la francisation et la reconnaissance de ces nouveaux venus. L'ouvrage, La place de l'autre, publié aux éditions Fides et rédigé par Carolle Simard, professeure en science politique à l'UQAM, est le fruit d'un travail d'enquête réalisé auprès de fonctionnaires québécois responsables de l'intégration des immigrés. Il s'agit d'une réflexion qui part du principe que la mise en oeuvre de la politique québécoise d'immigration dépend de l'attitude de ceux qui en sont les agents, et de la perception qu'ils ont des clientèles immigrantes.

L'auteure a pris le pouls de ces acteurs de premier plan en menant une vaste enquête dans 12 ministères et organismes parapublics, et en interviewant plus d'une cinquantaine de fonctionnaires. Leurs témoignages contribuent à éclairer des enjeux aussi cruciaux que la francisation des nouveaux arrivants et leur insertion économique, le problème des services offerts et l'échec de certaines mesures comme celle de la régionalisation de l'immigration. Un livre qui jette donc un nouveau regard sur le rôle du fonctionnaire en tant que pivot central et révélateur de la question controversée de l'immigration.


Du scribe au savant

D'où vient notre conception du monde? C'est à cette ambitieuse question que s'attaquent les auteurs d'un ouvrage qui vient de paraître chez Boréal, sous le titre Du scribe au savant - Les porteurs du savoir de l'Antiquité à la révolution industrielle. Les professeurs Yves Gingras et Peter Keating, du département d'histoire, et Camille Limoges, président du Conseil de la science et de la technologie du Québec et ex-professeur de l'UQAM et de l'UdeM, proposent une synthèse inédite de l'histoire des sciences en reconstituant, de l'an 3000 av. J.C. jusqu'à 1750, les grandes étapes de la recherche scientifique. Pour étudier les divers modes de pensée qui se sont succédés depuis 5 000 ans au sein du monde occidental, ces derniers ont retenu, comme fil conducteur, les porteurs du savoir, des premiers scribes mésopotamiens et égyptiens, jusqu'à Newton et aux savants de l'époque moderne, en passant par Platon, Aristote, Ptolémée, Galien, Pline, Averroès, Copernic et Galilée. Ayant ainsi placé au centre de leur observation les acteurs qui ont produit, conservé et disséminé le savoir, les auteurs mettent l'accent sur leur enracinement dans l'organisation sociale et les institutions, leurs moyens de travail matériels et intellectuels et la nature de leurs visées. Il s'agit là du premier volume d'un diptyque qui présente, pour la première fois en langue française, une vaste synthèse de l'évolution de la science et de ses auteurs. L'ouvrage intéressera quiconque se soucie de comprendre comment notre société s'est imprégnée, au fil de son histoire, de science et de technologie.