SOMMAIRE DU
NUMÉRO
Quelles avenues pour le mouvement communautaire?
Nouveaux programmes de deuxième cycle en kinanthropologie
Développer les habiletés langagières des jeunes enfants
Colloque annuel du TOXEN
Qu'en est-il de la formation en muséologie?
Dix ans au service des diplômés !
Provigo appuie la Chaire Philippe Pariseault
Don du gouvernement chinois
Colloque sur l'enseignement universitaire
Titres d'ici
SOUTENANCES DE THÈSE
VITE LU
Le Midi 15
Championnat canadien de soccer
L'équipe de l'UQAM décroche le Bronze
Centre de design
Images d'architectes
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Titres d'ici
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Relations publiques
et société
Avec la parution du livre intitulé Les relations publiques dans une
société en mouvance, Danielle Maisonneuve, professeure au
département des communications, inaugure aux Presses de
l'Université du Québec la collection «Communication et
relations publiques», qu'elle dirige avec la professeure Solange Cormier.
Elle est cosignataire de l'ouvrage avec Yves St-Amand, chargé de cours
à l'UQAM et Jean-François Lamarche, chargé de cours à
l'UdeM.
C'est un survol pratique des relations publiques que proposent les
auteurs, intégrant les approches de communication et de gestion,
présentant un choix d'instruments stratégiques, suggérant
une méthode de travail et diverses étapes destinées à
baliser une communication efficace, le tout assorti d'études de cas
réels et d'exercices. Bref, il s'agit d'un outil pédagogique
destiné d'abord aux étudiants en communications. Cependant, les
jeunes relationnistes y trouveront aussi leur compte puisque l'ouvrage
suggère, au besoin, «des pistes de solution pour résoudre
leurs pro- blèmes quotidiens ainsi que des outils leur permettant de
surmonter les difficultés de communication inhérentes à
toute organisation humaine». Les relations publiques y sont
présentées comme «un outil indispensable à
l'évolution des organisations», et les relationnistes, comme des
professionnels favorisant «l'émergence d'une communication
bidirectionnelle qui procure à l'organisation une meilleure connaissance
des attentes de ses publics, tout en permettant à ces derniers de mieux
comprendre les activités de l'organisation.»
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Pédagogie muséale
À l'instar de l'exposé ou de la discussion, la visite au
musée, apprend-on dans cet ouvrage, semble constituer une stratégie
pédagogique de plus en plus prisée par les écoles primaires
et secondaires. En fait, la clientèle scolaire représente plus de
12 % du nombre de visiteurs des musées! Plusieurs institutions
muséales ont donc mis sur pied des programmes éducatifs
conçus spécifiquement à l'intention des groupes scolaires.
Toutefois, soulignent les auteurs, «ces programmes sont souvent
élaborés sur une base intuitive, faute de modèles sur
lesquels les concepteurs pourraient s'appu- yer». Éduquer au
musée entend pal- lier cette lacune. L'ouvrage traite d'abord du
musée comme lieu éducatif. Puis, les principaux
éléments théoriques de l'éducation muséale,
les modèles didactiques conçus pour les musées ainsi que
divers modèles de stratégies pédagogiques sont
scrutés. Enfin, la dernière partie s'avère une contribution
d'importance puisque les auteurs y proposent un supramodèle global de
pédagogie muséale. Se présentant à la fois comme une
grille d'analyse et un outil didactique, ce modèle inédit devrait
intéresser tant les concepteurs de programme, que les éducateurs de
musée et les enseignants.
Michel Allard et Suzanne Boucher, Éduquer au musée: un
modèle théorique de pédagogie muséale, Cahiers du
Québec, collection Psychopédagogie, Éditions Hurtubise,
1998, 207 p.
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Guerre 39-45
Cette publication regroupe une série de communications
présentées dans le cadre du colloque Impact de la Deuxième
Guerre mondiale sur les sociétés québécoise et
canadienne tenu l'an dernier à l'UQAM. On y retrouve plusieurs
contributions de professeurs, de diplômés ou d'étudiants de
l'Université. Ainsi, Michel Lévesque s'intéresse aux
répercussions du conflit sur l'évolution du nationalisme canadien.
Sophie Charbonneau, quant à elle, examine les différentes
interprétations de la première affaire d'espionnage
soviétique au Canada, l'affaire Gouzenko. Comment a évolué
la mémoire de cette guerre dans l'imaginaire littéraire
québécois depuis 50 ans? C'est le questionnement central de
l'étude de Béatrice Richard. Mario Beaulac, quant à lui,
discute de l'usage du dessin animé à des fins de propagande, en
particulier par l'ONF, tandis que Louis Brosseau se penche sur le thème de
la Seconde Guerre dans le cinéma québécois de fiction.
Enfin, Robert Gagnon s'interroge sur les rapports existant entre
l'avènement du conflit et l'émergence de la recherche dans les
universités du Québec. Publié par Claude Berrardelli, Robert
Comeau et Serge Bernier (dir.), en collaboration avec la Défense
nationale, l'ouvrage «vise à mieux faire connaître la richesse
de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale en sol canadien».
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Politique
d'immigration
Depuis les années 1960, l'État québécois a pris
conscience de l'enjeu que représentent pour son avenir les
communautés culturelles et les immigrés. Ainsi, à la fin des
années 1970, une véritable politique d'immigration était
mise en place afin de favoriser l'accueil, la francisation et la reconnaissance
de ces nouveaux venus. L'ouvrage, La place de l'autre, publié aux
éditions Fides et rédigé par Carolle Simard, professeure en
science politique à l'UQAM, est le fruit d'un travail d'enquête
réalisé auprès de fonctionnaires québécois
responsables de l'intégration des immigrés. Il s'agit d'une
réflexion qui part du principe que la mise en oeuvre de la politique
québécoise d'immigration dépend de l'attitude de ceux qui en
sont les agents, et de la perception qu'ils ont des clientèles
immigrantes.
L'auteure a pris le pouls de ces acteurs de premier plan en menant une vaste
enquête dans 12 ministères et organismes parapublics, et en
interviewant plus d'une cinquantaine de fonctionnaires. Leurs témoignages
contribuent à éclairer des enjeux aussi cruciaux que la
francisation des nouveaux arrivants et leur insertion économique, le
problème des services offerts et l'échec de certaines mesures comme
celle de la régionalisation de l'immigration. Un livre qui jette donc un
nouveau regard sur le rôle du fonctionnaire en tant que pivot central et
révélateur de la question controversée de l'immigration.
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Du scribe au savant
D'où vient notre conception du monde? C'est à cette ambitieuse
question que s'attaquent les auteurs d'un ouvrage qui vient de paraître
chez Boréal, sous le titre Du scribe au savant - Les porteurs du savoir de
l'Antiquité à la révolution industrielle. Les professeurs
Yves Gingras et Peter Keating, du département d'histoire, et Camille
Limoges, président du Conseil de la science et de la technologie du
Québec et ex-professeur de l'UQAM et de l'UdeM, proposent une
synthèse inédite de l'histoire des sciences en reconstituant, de
l'an 3000 av. J.C. jusqu'à 1750, les grandes étapes de la recherche
scientifique. Pour étudier les divers modes de pensée qui se sont
succédés depuis 5 000 ans au sein du monde occidental, ces derniers
ont retenu, comme fil conducteur, les porteurs du savoir, des premiers scribes
mésopotamiens et égyptiens, jusqu'à Newton et aux savants de
l'époque moderne, en passant par Platon, Aristote, Ptolémée,
Galien, Pline, Averroès, Copernic et Galilée. Ayant ainsi
placé au centre de leur observation les acteurs qui ont produit,
conservé et disséminé le savoir, les auteurs mettent
l'accent sur leur enracinement dans l'organisation sociale et les institutions,
leurs moyens de travail matériels et intellectuels et la nature de leurs
visées. Il s'agit là du premier volume d'un diptyque qui
présente, pour la première fois en langue française, une
vaste synthèse de l'évolution de la science et de ses auteurs.
L'ouvrage intéressera quiconque se soucie de comprendre comment notre
société s'est imprégnée, au fil de son histoire, de
science et de technologie.
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