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Fondation UQAM |
Franc succès sur tous les plans, le «Projet Japon 1998» a permis à un groupe de 28 étudiants provenant de quatre universités et institutions japonaises1 de recevoir une formation intensive en création et animation 3D. Le projet constitue une percée significative dans un marché fort convoité. La formation s'est déroulée dans les laboratoires du département de design l'été dernier. Les 28 stagiaires, qui à deux exceptions près ne parlaient ni l'anglais ni le français, étaient munis d'un manuel en langue japonaise. Ils ont également eu droit à la présence presque constante de l'interprète et traductrice Mineko Susuki, responsable des relations entre l'Université et les Japonais. Le professeur d'animation 3D Michel Fleury du département de design, solidement épaulé par les étudiants Patrick Guévin et Jacques Fortier, a dispensé l'enseignement en utilisant le logiciel Maya, considéré le meilleur outil dans le domaine de l'animation 3D pour les ordinateurs de type O2. Étudiants acharnés, les stagiaires ont investi entre 350 et 500 heures de travail pour produire un document animé d'une durée de 30 secondes. Pour ce faire, ils ont dû se familiariser avec l'interface de Maya et le modeling avec polygones, se concentrant ensuite sur le rendu des couleurs, les textures, les effets de caméra et de lumière. Les animations terminées furent acheminées au Service de l'audiovisuel qui se chargea de l'insertion du générique et de la musique. Chaque étudiant recevra par la poste un vidéo comprenant son propre document d'animation et celui de chacun de ses collègues. Un projet longuement mijoté
L'origine de l'entreprise remonte à 1994 lorsque le professeur Akifumi Oikawa de l'Université Tsukuba concocta avec le professeur Vézina un vaste projet intitulé Computers and the Humanities, dans lequel s'inscrivait le stage. Ce programme, qui s'étend jusqu'en 1999, a déjà reçu plusieurs millions de dollars du gouvernement japonais. Chaque étudiant a fourni une somme couvrant les frais inhérents à la formation, au logement et au transport. Quant à l'UQAM, elle en sort gagnante à plusieurs niveaux : «Déjà nous avions établi notre seuil de rentabilité à 12 étudiants. Avec 28, le projet est donc extrêmement rentable. Cela nous a d'ailleurs permis de financer l'achat de plusieurs ordinateurs de type O2», de souligner avec fierté M. Sauvé. Déjà l'École d'été 1999 est en préparation. La demande semble très forte et tout augure pour un autre succès. Plusieurs avenues sont explorées : partenariat, multimédia, cours de langues, etc. Certains étudiants voudraient revenir en finançant leur voyage et s'offrent même pour aider les prochaines cohortes.
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