Volume XXV Numéro 2, 28 SEPTEMBRE 1998
14/09/98 28/09/98 12/10/98 26/10/98 9/11/98 23/11/98 07/12/98
18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

Réorganisation de la Direction
Un vice-rectorat consacré exclusivement à la formation


Adoption du budget révisé
De nouvelles compressions qui s'élèveront à près de 2 M $



SOMMAIRE DU NUMÉRO

Fondation UQAM
Campagne de développement 1998-1999


Recherches de pointe en linguistique
Pour mieux dialoguer avec l'ordinateur


Nouvelle direction à l'École des sciences de la gestion

Forum sur la dimension plurielle de la société québécoise

Colloque le 2 octobre
Un fossé entre l'art actuel et le public ?


La formation de l'acteur au coeur des débats

Nouveau partenariat en tourisme

Concoursdes droits humains
Meilleure plaidoirie


Cocktail de la rentrée

La Fondation épaule seize nouveaux étudiants

Des étudiants japonais s'initient à l'animation 3D
Design graphique
Des étudiants qui se démarquent!


Médailles du Gouverneur général

Collation des grades en mode

LETTRE À L'UQAM
Où sommes-nous?


Faites marcher vos doigts

AVIS DE VACANCES ET APPELS DE CANDIDATURES

Doyenne, doyen de la Faculté des sciences

Doyenne, doyen de la Faculté des sciences humaines

Doyenne, doyen du Secteur (École) des sciences de la gestion

Doyenne, doyen du Secteur des lettres et communications

Des étudiants japonais s'initient à l'animation 3D
Le groupe d'étudiants-stagiaires japonais et l'équipe québécoise ayant participé au «Projet Japon 1998», stage intensif de formation en création et animation 3D.

Franc succès sur tous les plans, le «Projet Japon 1998» a permis à un groupe de 28 étudiants provenant de quatre universités et institutions japonaises1 de recevoir une formation intensive en création et animation 3D. Le projet constitue une percée significative dans un marché fort convoité.

La formation s'est déroulée dans les laboratoires du département de design l'été dernier. Les 28 stagiaires, qui à deux exceptions près ne parlaient ni l'anglais ni le français, étaient munis d'un manuel en langue japonaise. Ils ont également eu droit à la présence presque constante de l'interprète et traductrice Mineko Susuki, responsable des relations entre l'Université et les Japonais.

Le professeur d'animation 3D Michel Fleury du département de design, solidement épaulé par les étudiants Patrick Guévin et Jacques Fortier, a dispensé l'enseignement en utilisant le logiciel Maya, considéré le meilleur outil dans le domaine de l'animation 3D pour les ordinateurs de type O2.

Étudiants acharnés, les stagiaires ont investi entre 350 et 500 heures de travail pour produire un document animé d'une durée de 30 secondes. Pour ce faire, ils ont dû se familiariser avec l'interface de Maya et le modeling avec polygones, se concentrant ensuite sur le rendu des couleurs, les textures, les effets de caméra et de lumière. Les animations terminées furent acheminées au Service de l'audiovisuel qui se chargea de l'insertion du générique et de la musique. Chaque étudiant recevra par la poste un vidéo comprenant son propre document d'animation et celui de chacun de ses collègues.

Un projet longuement mijoté
Le «Projet Japon 1998» a été chapeauté et financé notamment par le Service de formation sur mesure, sous la gouverne du directeur Rhéal Sauvé qui s'est impliqué dans l'entreprise durant toute sa durée. Selon M. Sauvé, «L'âme de ce projet, c'est Raymond Vézina, professeur au département de design. Il y a consacré trois ans. Il connaît bien les Japonais et a effectué deux séjours au Japon en 1997 et en 1998 pour bien organiser le tout.»

L'origine de l'entreprise remonte à 1994 lorsque le professeur Akifumi Oikawa de l'Université Tsukuba concocta avec le professeur Vézina un vaste projet intitulé Computers and the Humanities, dans lequel s'inscrivait le stage. Ce programme, qui s'étend jusqu'en 1999, a déjà reçu plusieurs millions de dollars du gouvernement japonais. Chaque étudiant a fourni une somme couvrant les frais inhérents à la formation, au logement et au transport. Quant à l'UQAM, elle en sort gagnante à plusieurs niveaux : «Déjà nous avions établi notre seuil de rentabilité à 12 étudiants. Avec 28, le projet est donc extrêmement rentable. Cela nous a d'ailleurs permis de financer l'achat de plusieurs ordinateurs de type O2», de souligner avec fierté M. Sauvé.

Déjà l'École d'été 1999 est en préparation. La demande semble très forte et tout augure pour un autre succès. Plusieurs avenues sont explorées : partenariat, multimédia, cours de langues, etc. Certains étudiants voudraient revenir en finançant leur voyage et s'offrent même pour aider les prochaines cohortes.


  1. Il s'agit des établissements suivants: Toyo Institute of Art and Design, Tsukuba University, Yokohama National University et du Tokyo Designers Gakuin College. Notons également la présence de sept étudiants et de deux ingénieurs venus dans le cadre du Congrès SIGGRAPH qui s'est tenu du 26 au 29 juillet dernier, à Orlando, en Floride.