Volume XXV Numéro 2, 28 SEPTEMBRE 1998
14/09/98 28/09/98 12/10/98 26/10/98 9/11/98 23/11/98 07/12/98
18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

Réorganisation de la Direction
Un vice-rectorat consacré exclusivement à la formation


Adoption du budget révisé
De nouvelles compressions qui s'élèveront à près de 2 M $



SOMMAIRE DU NUMÉRO

Fondation UQAM
Campagne de développement 1998-1999


Recherches de pointe en linguistique
Pour mieux dialoguer avec l'ordinateur


Nouvelle direction à l'École des sciences de la gestion

Forum sur la dimension plurielle de la société québécoise

Colloque le 2 octobre
Un fossé entre l'art actuel et le public ?


La formation de l'acteur au coeur des débats

Nouveau partenariat en tourisme

Concoursdes droits humains
Meilleure plaidoirie


Cocktail de la rentrée

La Fondation épaule seize nouveaux étudiants

Des étudiants japonais s'initient à l'animation 3D
Design graphique
Des étudiants qui se démarquent!


Médailles du Gouverneur général

Collation des grades en mode

LETTRE À L'UQAM
Où sommes-nous?


Faites marcher vos doigts

AVIS DE VACANCES ET APPELS DE CANDIDATURES

Doyenne, doyen de la Faculté des sciences

Doyenne, doyen de la Faculté des sciences humaines

Doyenne, doyen du Secteur (École) des sciences de la gestion

Doyenne, doyen du Secteur des lettres et communications

Concours interaméricain des droits humains à Washington

L'UQAM remporte le prix de la meilleure plaidoirie
Wendy Cuellar, lauréate du prix de la meilleure plaidoirie au Third Inter-American Human Rights Moot Court Competition, entourée de Antranik Handoyan et Gaston Gramajo. L'équipe a mérité la troisième place.

L'étudiante Wendy Cuellar, finissante au baccalauréat en sciences juridiques, a brillamment représenté l'UQAM en remportant le prix de la meilleure plaidoirie, lors du 3e concours interaméricain des droits humains1, qui s'est tenu à Washington en mai dernier. L'équipe composée de Mme Cuellar, Gaston Gramajo et Antranik Handoyan, s'est classée troisième parmi les 31 équipes des trois Amériques, dont six de l'Amérique du Nord. Leur mémoire leur a valu la quatrième meilleure note. L'étudiant Gaston Gramajo a mérité la 15e place parmi plus de 60 candidats plaideurs. L'équipe a été solidement soutenue par deux entraîneurs, Carlos Bernal et Roberto Godoy, sous la direction du professeur William Schabas du département des sciences juridiques.

La lauréate a plaidé en espagnol, sa langue maternelle, répondant à des questions posées en anglais. Mme Cuellar est née au Guatemala, où elle avait d'ailleurs commencé ses études en droit, avant de venir habiter le Québec il y a maintenant six ans. «Le fait que j'aie vécu 20 ans dans une situation similaire à celle soulevée lors du concours m'a permis de me sentir très à l'aise. Je sentais ce que je plaidais. J'y croyais, commente Mme Cuellar, et cela me donnait de la confiance en moi».

Doit-on limiter la liberté d'expression ?
Les équipes participant au concours interaméricain doivent soumettre un mémoire écrit exposant leur argumentation, et plaider devant un jury composé d'éminents magistrats et de personnalités oeuvrant dans le domaine du droit international des droits humains. Le concours repose sur une simulation de litige impliquant une violation des droits reconnus dans la Convention américaine des droits humains et dans les instruments internationaux de protection des droits. La Convention a été adoptée en 1969 par l'Organisation des États américains (OEA) et est entrée en vigueur en 1978. Même si le Canada est membre de l'OEA, il n'a pas ratifié la Convention et n'est donc pas légalement lié par son contenu.

Cette année, l'affaire portait sur un cas de censure avant publication, dans un contexte d'affrontements entre des citoyens et des Indiens marginalisés. La problématique soulevait donc l'épineuse question des limites à la liberté d'expression. La Convention interdit la censure. Contrairement à la plupart des instruments de protection des libertés fondamentales, telles les Chartes des droits que nous connaissons au Canada et au Québec, il n'y a, dans la Convention, aucune possibilité de limiter la liberté d'expression. Impossible de recourir à une «clause nonobstant» ou «dérogatoire», qui autorise, à certaines conditions, des restrictions aux droits et libertés. Ceci posait donc un problème de taille, auquel se greffaient des enjeux mêlant la sécurité nationale, les pouvoirs de la branche exécutive, le droit à la vie, la propagande haineuse et le racisme.

Leur excellente performance s'ajoute donc à plusieurs autres qui illustrent la qualité de la formation et le dynamisme des étudiants. «Je serais très contente qu'une équipe représente l'UQAM lors du prochain concours, souhaite Mme Cuellar. C'est une très belle expérience qui nous apprend sur nous-mêmes et sur le côté humain des droits. En plus, il ne faut pas oublier qu'on fait aussi partie de l'Amérique».


  1. Le titre officiel du concours est Third Inter-American Human Rights Moot Court Competition.