Volume XXV Numéro 1, 14 SEPTEMBRE 1998
14/09/98 29/09/98 12/10/98 26/10/98 9/11/98 23/11/98 07/12/98
18/01/99 01/02/99 15/02/99 01/03/99 15/03/99 29/03/99 12/04/99
LA UNE

La Rentrée 1998
On fête avant d'apprendre, échanger, réussir


Réorganisation de la Direction


SOMMAIRE DU NUMÉRO

La Rentrée 1998

Réorganisation de la Direction

Université du Québec
Remise des Prix d'excellence


Statut des doyens:
entente conclue


Des pouvoirs accrus pour la Faculté des sciences humaines

Nouveaux programmes de deuxième cycle en éducation

La nouvelle bibliothèque des sciences a ouvert ses portes

Colloque sur le commerce électronique

L'UQAM et le Séminaire Interamérica
Une contribution à l'environnement


La clinique juridique plus accessible à la population

Titres d'ici

Ouverture de la foire alimentaire au pavillon Président-Kennedy

VITE LU

Galerie de l'UQAM
Quotidien, intimité et technologie


Cours et ateliers à l'École préparatoire de musique

Centre de design
Plongée dans le cyber-espace


SOUTENANCES DE THÈSE

COMMISSION DES ÉTUDES

IN MEMORIAM

LETTRE À L'UQAM
Souvenons-nous de Norbert


Décès du professeur émérite Adrien Pinard

Titres d'ici
Géographie

Ce livre traite des sources conceptuelles et des projections de la géopolitique, de l'évolution de ces concepts dans la géopolitique moderne et contemporaine, ainsi que des perspectives ouvertes par cette discipline en matière de prévision et de prospective. La première partie de l'ouvrage analyse les relations qu'entretiennent la philosophie et la géopolitique en remontant aussi loin qu'Hérodote et Aristote. La seconde partie questionne plus spécifiquement les rapports existant entre les choix philosophiques et les tirs géopolitiques. Enfin, la dernière partie est consacrée à l'apport des «modernes» (Heidegger, Nietzche, Lohausen) et on s'y interroge: quelle philosophie pour la géopolitique? À noter que les auteurs intégrent des analyses parues dans plusieurs publications récentes et que leur ouvrage comprend une solide bibliographie, divisée en fonction des thèmes traités dans chacun des chapitres. Les problématiques abordées dans Géopolitique & philosophies, présentées avec clarté et concision, devraient susciter l'intérêt tant des étudiants que des chercheurs en géographie, en philosophie, en histoire, en économie ou en sciences politiques.

IMBEAULT, Marc et Gérard A. MONTIFROY, Géopolitique & Philosophies. Des manières de voir aux manières d'agir, Sciences et Culture, Montréal, 1998.


Psychologie

Ce livre, écrit par Claude M. J. Braun, professeur de psychologie à l'UQAM, vise d'abord à consolider la formation des étudiants spécialisés en neuropsychologie clinique qui possèdent déjà des connaissances dans le domaine. Conçu pour aider le neurologue professionnel ou futur praticien à devenir rapidement compétent et performant dans son internat clinique ou en pratique privée, l'ouvrage se veut particulièrement utile en matière d'évaluation neuropsychologique. On y trouve donc des références critiques, des index sur les normes pour les tests neuropsychologiques, etc. De plus, un effort a été fait pour rendre compte des ressources existantes utilisables en langue française. À noter que l'ouvrage traite d'abord de la neuropsychologie des lobes temporaux, pariétaux et frontaux. Les fonctions importantes qui ne se laissent associer à aucun lobe en particulier (attention, affectivité, mémoire) sont traitées à part. Le livre est structuré comme une série de cours: on y trouve beaucoup de titres, sous-titres, paragraphes et tableaux qui font ressortir des capsules de contenu. Sont abordés séparement les éléments bien établis de la discipline et les éléments de controverse, de critique, d'idéologie.

BRAUN, Claude M. J., Évaluation neuropsychologique, Éditeur Décarie, Montréal/Vigot Maloine, 1997.


Traumatismes

La revue Frontières, publiée par le Centre d'études sur la mort de l'UQAM, consacre sa dernière livraison (vol. 10, numéro 3) à une thématique bien contemporaine, celle des traumatismes. Que signifie cette expression qui fait maintenant partie intégrante du langage courant ? Comment traverse-t-on un trauma et quels deuils cela implique-t-il ? Quelles en sont les conséquences pratiques dans le quotidien ? En abordant ces questions et d'autres, une vingtaine de collaborateurs, médecins, enseignants, chercheurs et intervenants, arpentent plusieurs manifestations de ce phénomène complexe et multidimensionnel et explorent les enjeux tant individuels que sociétaux de sa reconnaissance.

Selon Louise Maurin, responsable de ce numéro thématique et chargée de cours au département de sociologie et au Centre d'études sur la mort de l'UQAM, «le trauma est la marque laissée par l'instant fortuit, soudain et violent qui déchire le voile de la vie derrière lequel se dissimule la mort (...) Cela peut se manifester une fois ou se répéter ad infinitum, selon le type de traumatisme auquel on fait face; la liste est longue ... et incomplète à ce jour». Bref, qui dit trauma dit blessure. Tantôt blessure du corps, puis souffrance du coeur, de la psyché, de l'âme. Blessure de l'être dans son intimité, dans son identité, dans son appartenance familiale et sociale.


Éducation muséale

La visite d'une institution muséale peut répondre à différents objectifs, s'adresser à des publics variés et emprunter de multiples approches. Apprendre à bien définir ces objectifs et mesurer leurs résultats, voilà ce que propose le Guide de planification et d'évaluation des programmes éducatifs, publié aux éditions Logiques. Cet outil de planification a été réalisé par Michel Allard, professeur au département des sciences de l'éducation et directeur du Groupe de recherche sur l'éducation et les musées (GREM) à l'UQAM, Marie-Claude Larouche et Anik Meunier, chercheures au GRIM, et Pierre Thibodeau, conseiller en évaluation au Centre de services du Québec à Parcs Canada.

Conçu sous la forme d'un questionnaire permettant de recueillir des données pour juger la qualité d'un programme éducatif, l'ouvrage invite le lecteur à réfléchir sur divers aspects: quelles stratégies utiliser pour inciter les visiteurs à participer pleinement et à apprécier leur visite? Comment le guide, à titre d'animateur, peut-il contribuer à l'amélioration du programme ? Ceux et celles qui oeuvrent dans les institutions muséales y trouveront des moyens concrets et efficaces pour améliorer la qualité de leurs programmes éducatifs.


Travail social

Dans son dernier numéro, la revue Nouvelles Pratiques Sociales, dirigée par le professeur Yves Vaillancourt du département de travail social à l'UQAM, propose un dossier central portant sur l'organisation du travail dans le réseau de la santé et des services sociaux. Exposé d'une vision syndicale de la gestion participative, présentation de l'accord-cadre conclu en 1993 entre la CEQ et le gouvernement concernant l'organisation du travail comme champ de négociations, puis tableau de la transformation des positions de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), tels sont quelques-uns des thèmes qui y sont abordés.

On retrouve également une analyse de la culture organisationnelle de groupes de femmes, ainsi que des organisations qui doivent modifier leur style de gestion et apporter un réel soutien au personnel si elles veulent être des organisations en santé. Par ailleurs, on constate que les praticiens ne sont pas tous dans une situation qui leur permettrait d'intervenir avec l'autonomie professionnelle souhaitée, et on peut lire, enfin, un plaidoyer en faveur de l'analyse concrète du travail.

Dossier réalisé sous la direction de Jacques Fournier du CLSC Longueuil-Ouest et de Paul Langlois du Centre jeunesse de Québec (NPS, vol. 10, numéro 2)


Sociologie

Alors que l'on s'apprête à sortir du XXe siècle, quel est l'état de la sociologie et quels sont les défis qui la confrontent? Voilà le questionnement central de la dernière édition des Cahiers de recherche sociologique (no 30, 1998) publiés par le département de sociologie de l'UQAM. Dans un premier temps, Guy Rocher retrace les étapes de l'institutionnalisation universitaire de la sociologie et propose différentes voies visant à renforcer la légitimité de cette discipline au Québec. Pour sa part, Jean-Guy Lacroix trace un portrait de ce qui émerge et défie la sociologie. Son objectif? Démontrer qu'il y passage de la modernité, non pas à la postmodernité, mais à la «conscientivité», une autre forme socio-historique de rapports sociaux. Francine Descarries, quant à elle, s'interroge sur la capacité des études féministes à contribuer au renouvellement des savoirs et questionne plus à fond les finalités des pensées féministes actuelles. Et alors que la montée en force des intégrismes religieux retient l'attention de Micheline Milot, de leur côté, Micheline Labelle et Daniel Salée examinent de quelle manière la multiplication et la politisation des identités interpellent l'imagination sociologique. Enfin, d'autres collaborations ainsi que le compte rendu d'un débat sur la capacité normative de la sociologie sont également au menu.


Sciences religieuses

La dernière livraison de la revue Religiologiques (no 17) que dirige le professeur Guy Ménard, du département des sciences religieuses, a pour thème: «Nourriture et sacré»; un dossier qui permet d'explorer les rapports complexes entre la nourriture et le sacré à diverses époques et au sein de différentes cultures, ainsi que leurs assises anthropologiques et sociales. Une quinzaine de collaborateurs au total, issus d'une dizaine d'universités représentant cinq pays, illustrent certaines des innombrables variations de ces rapports. Dans un premier temps, des auteurs traitent des civilisations du Proche-Orient ancien où il est question de morts, de sang, voire de vampires. Suivent une série d'articles sur les thèmes du sacrifice et de l'anthropophagie. Des textes examinent enfin d'autres formes de ritualité associées à l'alimentation. Pour clore le tout, une présentation de la Fête du poiré, un événement socioculturel annuel dans le bocage normand, ainsi qu'une analyse des fonctions symboliques de la féminité, suivis, hors thème, de quelques remarques sur les manuscrits judéo-persans du Qohélet. Notons que ce numéro collectif a été réalisé sous la direction du professeur Jean Duhaime, de la faculté de théologie de l'UdeM.


Culture organisationnelle

Compte tenu de la complexité de tous les phénomènes, du désordre dans l'univers, de la dynamique des systèmes, des dimensions inaccessibles aux sens et aux instruments, et partant, de l'impossibilité de les décrire de façon linéaire, comment agir et interagir dans les organisations? Telle est la question au coeur de l'ouvrage intitulé Processus non linéaires d'intervention, réalisé sous la direction du professeur Paul Carle, du département des communications. Ce dernier, avec le professeur Roger Tessier du même département et six autres collaborateurs, convie les lecteurs à une révision en profondeur des valeurs, des modèles et des processus en place dans les organisations. Il propose plutôt d'innover, de créer et de tenter de changer les choses, suggérant d'explorer d'autres dimensions humaines et d'autres outils d'intervention, trop souvent marginalisés ou méconnus du monde organisationnel. Publié aux PUQ, dans la collection « Organisations en changement» que dirigent les professeurs Roger Tessier et Yvan Tellier (département des sciences administratives).


L'éducation géographique

C'est à une révision de la place et du rôle de la géographie dans l'éducation qu'appellent les auteurs de l'ouvrage récemment paru sous le titre L'éducation géographique - Formation du citoyen et conscience territoriale (PUQ, collection Géographie contemporaine). Réalisé par dix professeurs du département de géographie, sous la direction de Juan-Luis Klein et Suzanne Laurin, ce collectif propose une réflexion non seulement sur le contenu de la connaissance géographique à l'école et à l'université, mais également «sur sa nécessaire actualisation pour assurer la formation du citoyen et le développement d'une conscience territoriale au Québec». Cette remise en question repose sur un constat, énoncé comme suit dans la présentation: « ...la conception qu'a cette société de son organisation territoriale est brouillée, ce qui rend sa finalité éducative incertaine. La géographie est enseignée sans discours territorial éducatif explicite. À quoi cela tient-il? Le problème semble résider dans la relation à établir entre trois types de projets culturels au Québec: le projet social, le projet éducatif et le projet territo-rial. Outre leur préoccupation pour la formation géographique des futurs enseignants, les auteurs témoignent, dans ce livre, de «leur confiance en son influence sur la qualité de la société de demain».