Volume XXVI Numéro 8, 31 JANVIER 2000
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LES ARCHIVES
LA UNE

Départ de la rectrice
Le CA devra se prononcer


L'UQAM reçoit 1,2 million $ de l'ACDI

Mesurer la performance des organisations


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Départ de la rectrice
Le CA devra se prononcer


L'UQAM reçoit 1,2 million $ de l'ACDI

Mesurer la performance des organisations

Commission des universités sur les programmes

  • Architecture, urbanisme et design
  • Histoire et géographie
  • Spécialités périmédicales et paramédicales


  • Un Forum scientifique, artistique et professionnel

    Une autre Chaire à l'ESG

    Des programmes tout neufs en danse

    Chercheurs recherchés

    Le DESS en sciences comptables a fait ses preuves

    5 555 abonnés... ça se fête !

    Des stagiaires qui n'ont pas froid aux yeux

    L'ombudsman dépose son rapport

    Colloque sur la pratique artistique

    Conférences à la Chaire Bombardier

    Pédagogie de l'enseignement supérieur
    Une première cohorte de finissants


    Don à la mémoire de Sylvie Samson

    Titres d'ici

    La vraie nature de la photo

    SOUTENANCES DE THÈSE
    Des stagiaires qui n'ont pas froid aux yeux
    Le simulateur MRC, un logiciel développé à l'UQAM, a été utilisé pour représenter ici la dispersion de la fumée émanant des puits de pétrole incendiés lors de la guerre du Golfe. Dans l'ordre habituel, on aperçoit les deux stagiaires de Météo-France, Sébastien Riette et Alexandre Gaymard, en compagnie du professeur René Laprise, directeur du MRC.
    C'est au Département des sciences de la Terre et de l'Atmosphère, et plus précisément au Groupe canadien de recherche sur la modélisation régionale du climat (MRC), que deux stagiaires de l'École nationale de météorologie, une institution chapeautée par Météo-France, ont choisi d'effectuer leur stage de fin d'études. Alexandre Gaymard et Sébastien Riette ont donc quitté la France, qui se relevait de la terrible tempête de vent de décembre, pour découvrir ce « pays, très beau, mais surprenant au niveau climatique », de reconnaître M. Gaymard. Il faut dire que cet habitant de Toulouse, où l'on se promène actuellement en t-shirt, venait de découvrir les joies du climat montréalais : une pluie verglaçante remplacée en 48 heures par un froid sibérien !

    Le climat virtuel
    Sous la direction scientifique du professeur René Laprise, du Département des sciences de la Terre et de l'Atmosphère, les stagiaires étudieront notamment le phénomène de la convection atmosphérique, plus pré- cisément l'interaction entre les nuages et le rayonnement solaire. « À l'aide du simulateur de climat, qui fonctionne un peu comme un simulateur de vol, explique M. Laprise, on crée une réalité virtuelle qu'on utilise pour élaborer différents scénarios en changeant les divers paramètres, tels la quantité, le contenu des nuages, etc. On veut raffiner les tests de validation [...] Cela est important, car bien simuler les nuages permet de bien simuler le climat ». Les travaux qui seront réalisés par les stagiaires visent aussi l'amélioration des techniques numériques de pilotage et de couplage, afin de pouvoir imbriquer un modèle climatique régional dans un modèle global.

    Déjà en 1996 et en 1997, l'UQAM avait accueilli des stagiaires de Météo-France. « C'est intéressant, remarque M. Laprise, car cet organisme qui encourage les stages à l'étranger exige que le centre de recherche où s'effectue le stage ait une réputation internationale. On parle de prestigieux centres, comme ceux de Norvège, d'Australie, d'Angleterre et de Californie. Le stage dure cinq mois et fait suite à trois ans de formation, à l'École nationale de météorologie, comme ingénieur », explique M. Riette. Une fois le stage complété, en juin prochain, MM. Gaymard et Riette auront la possibilité de travailler dans un centre départemental météorologique de Météo-France ou de compléter leur formation en recherche. En France comme ici, la demande de météorologues est forte et dépasse l'offre. Notons cependant qu'à Météo-France, les étudiants sont dès le début de leurs études des employés rémunérés.

    Les retombées de la recherche
    Dans la foulée des nombreuses réalisations émanant des chercheurs du Département des sciences de la Terre et de l'Atmosphère, qui collaborent à de nombreux programmes nationaux et internationaux, les modèles et logiciels élaborés par le Groupe canadien de recherche sur la modélisation régionale du climat sont utilisés pour simuler une vaste gamme de phénomènes atmosphériques, de la plus petite échelle à la plus grande. Mentionnons à titre d'exemple les travaux du regretté professeur André Robert, reconnus à l'échelle internationale, qui sont d'ailleurs à l'origine de modèles développés par le Service météorologique canadien Environnement Canada.