Volume XXVI Numéro 8, 31 JANVIER 2000
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LA UNE

Départ de la rectrice
Le CA devra se prononcer


L'UQAM reçoit 1,2 million $ de l'ACDI

Mesurer la performance des organisations


SOMMAIRE DU NUMÉRO

Départ de la rectrice
Le CA devra se prononcer


L'UQAM reçoit 1,2 million $ de l'ACDI

Mesurer la performance des organisations

Commission des universités sur les programmes

  • Architecture, urbanisme et design
  • Histoire et géographie
  • Spécialités périmédicales et paramédicales


  • Un Forum scientifique, artistique et professionnel

    Une autre Chaire à l'ESG

    Des programmes tout neufs en danse

    Chercheurs recherchés

    Le DESS en sciences comptables a fait ses preuves

    5 555 abonnés... ça se fête !

    Des stagiaires qui n'ont pas froid aux yeux

    L'ombudsman dépose son rapport

    Colloque sur la pratique artistique

    Conférences à la Chaire Bombardier

    Pédagogie de l'enseignement supérieur
    Une première cohorte de finissants


    Don à la mémoire de Sylvie Samson

    Titres d'ici

    La vraie nature de la photo

    SOUTENANCES DE THÈSE
    Commission des universités sur les programmes

    La Commission des universités sur les programmes (CUP) a rendu public trois nouveaux rapports portant respectivement sur les secteurs de l'architecture, du design et des études urbaines (no 15), des sciences humaines - dont histoire et géographie (no 16) - et des spécialités périmédicales et paramédicales (no 17). Pour le bénéfice du lecteur, voici un bref compte rendu des constats posés par la Commission et des recommandations qui en découlent.


    Architecture, urbanisme et design
    Vers de nouvelles synergies interinstitutionnelles


    Dans son 15e rapport, la CUP se penche sur les disciplines de l'architecture, du design, de l'aménagement, de l'urbanisme et des études urbaines, lesquels regroupent une trentaine de programmes répartis dans six établissements1. Selon la Commission, les effectifs étudiants (2 300) et professoraux (150) sont plutôt restreints, ce qui aurait favorisé la concertation. Ainsi, en matière d'enseignement, la présence de programmes conjoints tels que la maîtrise et le doctorat INRS-UQAM en études urbaines sont soulignés par la CUP qui y voit des partenariats fructueux. Sur le plan de la recherche en urbanisme et en aménagement, la collaboration serait déjà élevée grâce au Groupe interuniversitaire de Montréal qui, depuis 1991, réunit l'UQAM, l'INRS-Urbanisation, l'UdeM et McGill.

    Les partenaires
    De manière à franchir une autre étape dans un processus de synergie déjà bien amorcé, la CUP a formulé six recommandations dont deux s'adressent à des partenaires publics. En premier lieu, on suggère au MEQ d'inciter différents ministères (Affaires municipales, Environnement, Transports) à jouer un rôle accru dans la formation en accueillant nombre de stagiaires en architecture, design, aménagement et études urbaines. Par ailleurs, on note que dans les bureaux d'architectes, les stagiaires ont rarement l'occasion d'accomplir la variété de tâches exigées pour accéder à la profession. La CUP propose donc qu'un comité composé des représentants des écoles d'architecture, de l'Ordre des architectes du Québec et de l'Association des stagiaires en architecture examine les mécanismes d'accès à la profession - dont les exigences du stage - et propose des mesures aptes à faciliter le passage à la pratique professionnelle.

    Les unités académiques
    Quatre recommandations s'adressent plus spécifiquement aux unités académiques. D'abord, toutes les universités actives dans les domaines sous observation sont appelées à s'assurer d'une meilleure complémentarité de leurs équipements et logiciels hautement spécialisés. La CUP souhaite par ailleurs que des mécanismes soient mis en place afin de favoriser la mobilité maximale des étudiants de premier cycle entre les trois écoles d'architecture (Laval, McGill, UdeM), y compris ceux inscrits au programme de design de l'environnement de l'UQAM. Le Département de design de l'Université est également invité à discuter avec chacune des trois écoles afin de définir des voies de collaboration relatives à la nouvelle formation professionnelle à la maîtrise en architecture2. Enfin, la CUP recommande au Département d'études urbaines et touristiques de l'UQAM et à l'Institut d'urbanisme de l'UdeM d'établir un mécanisme formel de collaboration sur le plan de l'offre de cours de leur programme de bac en urbanisme. On précise toutefois que la complémentarité des formations respectives et les perspectives d'emploi dans le domaine justifient amplement le maintien de ces deux programmes.

    1. Soit Concordia, Laval, McGill, l'UdeM, l'UQAM et l'INRS.

    2. McGill offre depuis l'automne 99 un programme de bac professionnel en architecture (90 crédits) suivi d'une maîtrise professionnelle (45 crédits). Or, les universités Laval et de Montréal comptent faire de même dès que l'Office des professions et le MEQ auront donné leur avis. Selon la CUP, ces changements ouvrent la porte à plusieurs voies de collaborations entre l'UQAM et les écoles d'architecture. Un exemple? L'implantation de passerelles permettant aux diplômés du bac en design de l'environnement de l'Université d'accéder aux études de 2e cycle en architecture.


    Histoire et géographie
    Des défis à relever de manière concertée


    Sept disciplines relevant des sciences humaines - histoire, géographie, archivistique, bibliothéconomie, sciences de l'information, archéologie et démographie1- sont examinées dans le 16e rapport de la CUP. Toutefois, deux d'entre elles font l'objet de recommandations spécifiques, soit histoire et géographie. Du côté de l'histoire, on déplore le nombre réduit de professeurs spécialisés dans l'étude de certaines époques ou aires géographiques particulières, une situation que les départs à la retraite risquent d'aggraver. Conséquemment, la CUP recommande que l'UQAM et l'UdeM accentuent leurs efforts de concertation dans l'offre de cours en histoire médiévale, tandis qu'un appel à la collaboration est lancé à toutes les universités en mesure de donner un enseignement en histoire moderne. En outre, les universités montréalaises sont invitées à discuter de la meilleure manière de couvrir l'histoire de l'Afrique, du Proche-Orient, de l'Inde et de l'Europe centrale et orientale, autant de domaines d'études jugés négligés.

    En géographie, on note que le nombre d'inscriptions au 1er cycle a chuté de manière notable depuis 1992. Outre les effets liés au nouveau bac en enseignement secondaire, un problème d'image ou de visibilité de la discipline auprès des jeunes en serait responsable. D'une part, les cours donnés au secondaire ou dans le cadre du DEC en sciences humaines véhiculeraient une vision trop traditionnelle de la discipline qui passe sous silence le rôle du géographe dans l'aménagement, l'analyse spatiale, la télédétection, etc. D'autre part, les candidats au DEC en sciences ne sont pas tenus de suivre un seul cours de géographie. Selon la CUP, une collaboration accrue entre les universités pour mieux faire connaître aux jeunes toutes les possibilités de la géographie moderne pourrait permettre d'accroître la force d'attraction de cette discipline.

    La CUP invite aussi les universités offrant une formation en histoire et en géographie à analyser les causes du faible taux de diplômation au 1er cycle et à prendre les moyens pour corriger la situation. Un plus grand souci de l'insertion professionnelle des diplômés - par un accroissement des stages au bac - est également recommandé. Par ailleurs, dans la mesure où les représentants des disciplines histoire et géographie jugent trop mince la portion disciplinaire offerte dans le cadre du bac en enseignement secondaire, la CUP invite à un rapprochement entre ces représentants et ceux des sciences de l'éducation. Enfin, on souhaite que l'offre de programmes en histoire et en géographie soit mieux adaptée (formation continue) aux besoins des maîtres en exercice au secondaire ou au collégial.

    1. À l'automne 1997, ces disciplines totalisaient 101 programmes regroupant quelque 6 000 étudiants répartis au sein de 10 universités. À noter que les programmes en histoire regroupent à eux seuls la moitié des effectifs étudiants, tandis que les programmes d'histoire et de géographie constituent plus des trois quarts de l'offre de programmes examinés dans ce rapport.


    Spécialités périmédicales et paramédicales
    Intensifier les collaborations et la recherche

    Une formation de qualité bien arrimée au marché du travail, des taux de placement et de diplômation excellents, voilà quelques-uns des atouts qui caractérisent les programmes examinés dans le 17e rapport de la CUP, soit ceux d'orthophonie et d'audiologie, d'ergothérapie, de physiothérapie, de sciences de la réadaptation, d'ergonomie, d'optométrie, de chiropratique et de pratique sage-femme.

    Les recommandations
    Selon la CUP, si ces programmes comblent les besoins de relève et d'expertise de la société québécoise, il n'en demeure pas moins qu'une tradition scientifique reste à implanter ou à consolider dans divers domaines. La Commission invite donc les universités à intégrer dès le premier cycle des activités de recherche à la formation, alors même que dans les domaines plus récents ou peu actifs sur le plan scientifique, on souhaite que la recherche et la formation de chercheurs deviennent une priorité. La consolidation de la formation pratique et des stages cliniques fait également l'objet de recommandations spécifiques. Par ailleurs, en dépit des obstacles, la CUP recommande aux établissements d'intensifier la concertation intra et interuniversitaire : décloisonnement des programmes en santé à tous les cycles, partage des cours, maîtrise et doctorat interuniversitaires, échange de professeurs, etc. Enfin une hausse des exigences de qualification en ergothérapie et en physiothérapie étant prévue bientôt aux États-Unis, la Commission invite les organisations et établissements concernés - dont l'UQAM1 - à évaluer la pertinence et la faisabilité d'implanter des programmes professionnels de maîtrise dans ces deux disciplines.

    1. L'Université offre en effet deux programmes dans le domaine de l'ergonomie soit le DESS en ergonomie du Département des sciences biologiques et le programme court de 2e cycle en mesure et évaluation en ergonomie du Département de kinanthropologie. Selon la CUP, on songe présentement à modifier le DESS en une maîtrise à visée professionnelle et scientifique, un niveau de diplôme qui serait maintenant souhaité par l'ensemble des intervenants.