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En finir avec le sous-financement chronique
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Le programme du colloque a permis d'aborder plusieurs thèmes, parmi lesquels les perspectives historiques et comparatives, les nouveaux rapports entre l'État et le monde universitaire, le rôle de l'État dans le financement des affaires universitaires et dans le maintien de l'accessibilité, de même que les options stratégiques de l'État québécois pour la prochaine décennie. «L'idée fondamentale qui s'est dégagé du colloque, c'est que l'université est un monde riche, complexe et diversifié », explique Denis Bertrand, professeur au Département d'organisation et ressouces humaines.
L'État doit-il intervenir dans le monde universitaire? Selon M. Bertrand, qui s'intéresse depuis fort longtemps à la question, « contrairement à d'autres endroits dans ce monde sous influence néo-libérale, il y a au Québec un consensus sur le fait que l'État doit intervenir. Personne ne semble remettre en question ce rôle de l'État. La question qui se pose toutefois est de trouver l'équilibre adéquat [...] Il n'y a pas de vision homogène quant aux pistes à suivre. Certains sont inquiets de la politique qui semble s'annoncer au MEQ, alors que d'autres soutiennent que le Québec est un modèle exemplaire. Il reste que la plupart reconnaissent la nécessité d'améliorer la reddition de comptes et la réévaluation de programmes. »
Quelles sont les avenues à privilégier, d'un point de vue stratégique ? « Il n'y a pas de réponses simples quant aux options stratégiques, explique M. Bertrand. Identifier les acteurs et les enjeux, déterminer les perspectives à moyen et à long termes, puis cibler des actions à court et à moyen termes, voilà ce qu'il s'agit de faire. Mais présentement la balle est dans le camp du gouvernement. » Des choix s'imposent, et tout indique que le gouvernement va procéder en ciblant des priorités. « Ce qui m'inquiète personnellement, c'est ce qui adviendra des secteurs qui sont essentiels mais qui risquent de ne pas être considérés prioritaires. Les assises permanentes sont très importantes à l'université, estime M. Bertrand. »
Contrairement à l'Ontario qui dispose d'un très important Centre de recherche sur l'enseignement supérieur, le Québec ne compte pas de tradition comparable. Il y a bien quelques chercheurs isolés, mais la recherche dans ce domaine s'effectue plutôt dans les ministères, dans les bureaux de recherche institutionnelle et à la CREPUQ. Le colloque visait aussi à établir un courant de recherche sur l'enseignement supérieur au Québec. L'affiliation récente du GRES au CIRST, après avoir été rattaché à l'UQ, témoigne de l'évolution de ce courant. |