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En finir avec le sous-financement chronique
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L'IFM2 ça vous dit quelque chose ? Avec un sigle pareil, on se doute bien qu'il y a de la logique mathématique là-dessous ! C'est en effet sous ce vocable que se présente le nouvel Institut de finance mathématique de Montréal dont le siège social est situé à l'UQAM. Sa mission ? Promouvoir et coordonner la formation et le perfectionnement de spécialistes hautement qualifiés en finance mathématique avancée (voir encadré) et favoriser le développement de programmes de recherche dans ce cré-neau spécifique. Pour ce faire, l'Insti-tut dispose d'un budget annuel de 1 100 000 $ accordé par le gouvernement du Québec1. L'objectif ultime? Contribuer à faire de Montréal un centre d'excellence reconnu internationalement en matière de finance mathématique et constituer un outil majeur dans le positionnement stratégique du secteur financier québécois. Voilà à tout le moins le souhait qu'a exprimé le vice-premier ministre, Bernard Landry, lors du lancement officiel de l'Institut.
Au niveau de la recherche, l'Institut compte développer des liens avec des institutions similaires à travers le monde et, plus près de nous, privilégier la mise sur pied de programmes de recherche conjoints universités-entreprises. « Un des objectifs de l'Institut, selon M. Bilodeau, est d'ailleurs de contribuer à instaurer un processus de transfert de connaissances qui se fera tant au profit des partenaires universitaires que des entreprises et organismes de recherche participants ». Enfin, l'Institut devrait jouer un rôle d'appui aux efforts de recrutement déjà consentis par les universités. « Créer un milieu propice au recrutement et à la rétention des ressources professorales est un objectif majeur, d'affirmer M. Bilodeau. Comme en informatique, le problème des ressources humaines est particulièrement criant. Il y a, bien sûr, l'exode des cerveaux vers des institutions étrangères, comme le MIT par exemple, mais il y a aussi de nombreux départs en raison de l'attrait qu'exercent de grosses boîtes comme la Banque Nationale ou Hydro-Québec ».
À l'UQAM 1. De ce montant, 400 000 $ sont versés directement au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) pour sa participation aux activités de recherche de l'Institut. L'UQAM, qui s'est vu confier la responsabilité de mettre sur pied cet Institut en collaboration avec des partenaires universitaires et corporatifs, reçoit pour sa part un montant de 700 000 $.
2. Parmi elles, figurent la Banque Nationale du Canada, Bombardier Capital, la Caisse de dépôt et de placement du Québec, la Bourse de Montréal, Hydro-Québec et l'Ontario Teachers' Pension Plan Board qui, toutes, ont un représentant avec droit de vote au Conseil d'administration de l'Institut.
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