Le programme de maîtrise en philosophie comporte maintenant une concentration en enseignement collégial de la philosophie. D'autres changements ont aussi été apportés, concernant notamment l'orientation des programmes de doctorat1 et de maîtrise, ainsi que les activités d'encadrement des étudiants. En fait, explique Serge Robert, professeur au Département de philosophie, « jusqu'à tout récemment, il n'y avait jamais eu d'évaluation en profondeur de ces deux programmes ».
Une nouvelle concentration
« Nous avons décidé, précise M. Robert, de valoriser davantage la formation en enseignement collégial de la philosophie. Une formation qui commence dès la troisième année du baccalauréat, alors que les étudiants peuvent suivre deux cours sous forme de stages d'observation et d'intervention partielle en enseignement collégial ». Ces stages sont d'ailleurs préalables à l'admission au programme de maîtrise avec concentration en enseignement collégial de la philosophie. De plus, les étudiants de maitrise, dans le cadre de la concentration, doivent effectuer un autre stage, sous la supervision d'un professeur de philosophie au cégep. Ce stage consiste à assumer l'ensemble des activités didactiques et pédagogiques liées à l'enseignement d'un cours. Enfin, ajoute M. Robert, ces étudiants doivent s'inscrire à un séminaire de réflexion sur leur expérience de stages, où ils étudient des thèmes spécifiques à l'enseignement de la philosophie.
Des activités d'encadrement
Afin de contrer le taux d'abandon plutôt élevé entre la fin de la scolarité de maîtrise et le dépôt du mémoire, les mesures en matière d'encadrement des étudiants ont été renforcées. Deux séminaires de recherche et des lectures dirigées en vue du mémoire, le tout sous la supervision du directeur de recherche, comptent parmi les activités créditées servant à resserrer l'encadrement. Les séminaires permettent aux étudiants de préciser leur problématique et leurs hypothèses de recherche, ainsi que leur méthodologie. À noter que la même démarche s'applique à l'égard du doctorat. « Dans les années 80, souligne Serge Robert, le tiers seulement des étudiants de maîtrise réussissaient à obtenir leur diplôme. Aujourd'hui, le taux de diplômation atteint 70 % et la qualité des mémoires est de beaucoup supérieure à ce qu'elle était ».
L'orientation des programmes
Les deux programmes de maîtrise et de doctorat sont orientés vers les problèmes de la philosophie contemporaine et se situent au carrefour des deux grandes traditions philosophique, analytique et continentale. C'est ce qui fait la spécificité de l'enseignement de la philosophie à l'UQAM et la réforme vient le confirmer. « Toutefois, souligne M. Robert, les contenus de nos programmes devaient être rafraîchis et mis à jour. C'est pourquoi ils accorderont désormais une plus grande place à l'histoire de la philosophie avec l'ajout de séminaires à la maîtrise et au doctorat. Par ailleurs, un accent sera mis sur deux champs particuliers : la philosophie spéculative (logique, épistémologie, philosophie du langage, sciences cognitives, etc.), et la philosophie pratique (éthique, philosophie politique et philosophie du droit) ».
1.
Rappelons que le programme de doctorat est offert conjointement avec l'Université du Québec à Trois-Rivières.