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LA UNE La Rentrée
1999 | ||||||||||||||||||||||||||||
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Succès de la mission à bord du Marion-Dufresne
COLLOQUES | L'APP : une pédagogie qui suscite un intérêt croissant
En juillet dernier, s'est tenu à l'UQAM le cinquième congrès mondial sur l'apprentissage par problèmes (APP), une pédagogie novatrice et originale. Organisé conjointement par le module de biologie et le centre australien Problem-Based Learning Assessment and Research Center, dont l'expertise en APP est reconnue mondialement, le congrès a permis de réunir 150 participants de 16 pays différents1 qui ont pu échanger autour de cette approche particulière. Rappelons que, depuis 1996, l'UQAM est la seule université au monde à offrir un baccalauréat en biologie entièrement fondé sur cette méthode pédagogique. Celle-ci se base sur l'acquisition de connaissances à travers l'analyse de problèmes tirés de la vie réelle et le travail en équipe. Son objectif premier est de donner aux étudiants un rôle de premier plan dans leur propre formation, leur permettant ainsi d'acquérir une autonomie qui leur sera utile dans la poursuite de leurs études ou sur le marché du travail. L'APP se distingue notamment de la formation traditionnelle par l'absence complète de cours magistraux, le professeur jouant plutôt le rôle d'une personne-ressource ou d'un tuteur. Selon Yves Mauffette et Laurent Poliquin, professeurs au module de biologie, ce n'est pas un hasard si ce congrès international s'est tenu à l'UQAM : « Au niveau universitaire et dans le domaine spécifique des sciences, l'UQAM est reconnue comme l'endroit où l'approche de l'APP est la plus développée ». Le congrès, ajoutent-ils, a clairement contribué au rayonnement de l'Université et du travail qui se fait au module de biologie. Comme le souligne Yves Mauffette: « Nous avons pu établir des contacts avec des professeurs de différentes universités intéressés par notre expérience. Des professeurs des universités du Delaware et de Samford en Alabama nous ont invités à participer à une conférence à l'automne 2000. D'autres, au Danemark, voudraient qu'on les aide à mettre sur pied un programme basé sur l'APP et à participer à des conférences et à des ateliers de travail. L'Université catholique de Louvain en Belgique serait même prête à embaucher un de nos étudiants finissants pour qu'il leur donne un coup de main ». Fait à noter, dans un ouvrage lancé lors du congrès, Themes and Variations in PBL, trois autres étudiants de l'UQAM ont écrit un article remarqué présentant les résultats de leurs recherches et de leurs questionnements sur leur propre programme. Le congrès a aussi permis d'échanger autour de plusieurs questions : comment définir l'APP à partir d'expériences diverses dans des disciplines différentes ? Comment gérer un programme basé sur l'APP ? Comment évaluer l'enseignement ? Pour Laurent Poliquin et Yves Mauffette, l'APP représente une culture et une démarche de travail nouvelles où l'étudiant apprend à apprendre. « En tant que professeurs, ce contact direct avec les étudiants nous chamboule et nous fait davantage prendre conscience de lacunes qui existaient déjà ». Jusqu'à maintenant, les résultats au module de biologie semblent prometteurs. De la première cohorte de 30 étudiants formés selon la méthode en APP, 27 viennent d'obtenir leur diplôme de bachelier. Cet automne, de 105 à 115 nouveaux étudiants, certains provenant de Sherbrooke et de Chicoutimi, se sont inscrits au programme de bac qui est désormais offert uniquement à partir de l'approche d'APP.
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