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LA UNE La Rentrée
1999 | ||||||||||||||||||||||||||||
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Succès de la mission à bord du Marion-Dufresne
COLLOQUES | Aux deux tiers de son mandat
Le rapport signale toutefois trois principaux points sur lesquels la CUP juge qu'il y a matière à réflexion : (1) le cas des disciplines fondamentales, lesquelles sont de plus en plus délaissées au profit des programmes professionnels; (2) la décroissance de la population étudiante, qui a globalement diminué de 12 % entre 1992 et 1997; et (3) la réduction du corps professoral qui, de 1994 à 1998, a connu une diminution de l'ordre de 10 % soit, on le sait, l'équivalent des effectifs professoraux de l'UQAM. À ce sujet, le président de la Commission, Michel Gervais, n'y va pas par quatre chemins et lance un véritable cri d'alarme : « Si les compressions budgétaires des dernières années ont mis en péril la capacité des universités québécoises de maintenir la qualité des formations qu'elles dispensent, c'est en raison surtout des difficultés qu'elles éprouvent à renouveler leurs effectifs professoraux ». Il s'agit là, indéniablement, d'un point de vue que partage la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CRÉPUQ), puisque parmi les priorités collectives de réinvestissement qu'elle a identifiées, en juin dernier, à la demande du ministre Legault, le réinvestissement dans le corps professoral figurait au premier rang. Il faudra cependant patienter jusqu'à l'adoption de la nouvelle politique à l'égard des universités, prévue pour l'hiver 2000, pour savoir si le ministre abonde lui aussi dans le même sens. Dans l'intervalle, la CUP poursuivra ses travaux, puisque des 23 sous-commissions prévues pour mener ses études, neuf d'entre elles n'ont pas encore déposé leur rapport et devront le faire d'ici la fin de l'année. |