Dans son rapport portant sur l'éducation physique et les sciences de l'activité physique, la CUP fait notamment le point sur la situation des programmes à la suite de la réforme de la formation des maîtres1 et met de l'avant huit recommandations.
Formation continue
D'abord, compte tenu que les enseignants en exercice au primaire et au secondaire ont la responsabilité d'enseigner les nouveaux programmes, la CUP recommande aux associations professionnelles et aux universités de s'associer pour définir un cadre commun pour la formation continue. Du même coup, il est recommandé que les universités assument leur rôle dans ce domaine et le fassent savoir aux commis- sions scolaires et au MEQ.
Formation initiale
Sur le plan de la formation initiale, la CUP insiste sur la nécessité de développer un consensus quant à un corpus commun de connaissances autour de l'éducation physique et invite les unités académiques à unir leurs efforts en vue de développer des didactiques appropriées. Les problèmes appréhendés sur le plan de la formation pratique devraient également faire l'objet de réflexions.
Partage de cours
Enfin, la CUP recommande à l'UQAM ainsi qu'aux universités Laval, de Sherbrooke et du Québec à Trois-Rivières, de poursuivre les discussions autour d'un doctorat conjoint en intervention éducative et d'ouvrir ce projet aux autres universités. De plus, les universités montréalaises sont invitées à mettre en commun leurs ressources afin de proposer aux étudiants une offre partagée de cours.
1. Depuis cette réforme menée par le ministère de l'Éducation (MEQ) en 1998, les programmes de bac en enseignement de l'éducation physique et à la santé sont passés de 90 à 120 crédits, affichant désormais des exigences accrues sur le plan de la formation pratique (durée de 700 heures) et de la polyvalence (approfondissement d'une deuxième discipline), en plus d'être soumis à des mesures de contingement.