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Plan d'action du Vice-rectorat à la formation | ||||||||||||||||||||||||||||
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Plan d'action du Vice-rectorat à la formation
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L'objectif de cette entente visait à créer et à offrir un programme d'enseignement du droit en langue anglaise à la faculté de droit de l'Université du Rwanda. C'est le professeur William A. Schabas du Département des sciences juridiques qui continuera à assurer la coordination et la supervision des activités de l'UQAM dans le cadre de l'entente, et ce sous l'autorité du Bureau de la coopération internationale de l'Université.
« En décembre prochain, souligne avec fierté M. Schabas, aura lieu la collation des grades de la première cohorte de 75 étudiants rwandais, diplômés du programme de baccalauréat en droit. Un succès important, si on tient compte qu'en 1994, après le génocide, il ne restait plus que 21 avocats diplômés dans tout le pays ! »
Dès 1996, de rappeler M. Schabas, le ministère de la Justice du Rwanda cherchait à recruter des enseignants afin de relancer le programme de baccalauréat en droit dans la seule université existante au pays. À la suite du génocide, le corps professoral se trouvait décimé, plusieurs enseignants ayant été assassinés ou encore impliqués dans les massacres. « Mais il y avait aussi un problème de culture juridique. Il fallait trouver des gens capables d'enseigner, en anglais, le droit civil français. À Montréal, on retrouve des juristes bilingues qui connaissent aussi bien le système français de droit civil que le système anglo-saxon ». Ainsi, en plus de M. Schabas et de chargés de cours du Département des sciences juridiques de l'UQAM, des membres de la profession juridique de Montréal, dont des juges, ont été recrutés afin de donner des cours de droit civil, de droit pénal et même des cours en droit agraire.
Comme le fait remarquer William Schabas, « nous faisions plus qu'enseigner, nous étions là aussi pour contribuer à remettre sur pied le système de droit dans son ensemble. Quant aux étudiants rwandais, ils ont une grande soif d'apprendre, éprouvent un sentiment d'urgence et sont très conscients de l'importance de leur rôle dans la reconstruction de la société rwandaise. Le premier jugement du tribunal pénal international sur les crimes du génocide devait être rendu une journée où je donnais un cours. J'ai amené une radio dans la classe et nous avons écouté la lecture du jugement. Puis nous en avons discuté tout l'après-midi. Ce fut passionnant ».
Certains étudiants, parmi les finissants du programme, envisagent de faire des études supérieures à l'étranger pour revenir enseigner le droit dans leur pays. « Par ailleurs, ajoute M. Schabas, cette année, un nouveau volet consacré à la formation professionnelle a été intégré au programme. Nous visons à intervenir auprès de professionnels de la justice qui travaillent sur le terrain. L'objectif consiste à augmenter le nombre de juristes rwandais possédant une formation universitaire ».
1. La United States of America Agency for International Development est en quelque sorte l'équivalent américain d'un organisme comme l'Agence canadienne de développement international (ACDI). |