SOMMAIRE DU NUMÉRO
Pour en finir avec l'âgisme
Les vendredis de l'ESG
Nouveau vice-recteur intérimaire
Rapport de la Fondation
COLLOQUES
Nouvelle concentration en mathématiques financières
Stages à l'étranger
Soirées retrouvailles
Le salon G...néreux!
Les camps de l'art dehors
Mentorat professionnel
Gala Forces AVENIR
La relève présente ses travaux
Centre de design
Futurs enseignants en arts venus de France
VITE LU
Titres d'ici
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Gérontologie : pour en finir avec l'âgisme
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Le professeur du Département de travail social Jean Carette, spécialiste de la gérontologie sociale.
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Professeur au Département de travail social, Jean Carette ne met pas de gants blancs quand il parle de gérontologie. « Nos gérontologues se sont refusés, sauf exceptions, à risquer les débats de fond, à stimuler les réflexions et les innovations sociales. Ils se sont la plupart du temps contentés de promouvoir un « prêt-à-porter gérontologique politically correct, inadéquat sitôt conçu. [...] Au lieu de questionner et de faire agir les tenants des disciplines existantes, la psychologie et la sociologie par exemple, et d'accroître ainsi leur apport spécifique, nos universités et les technocraties qui les régentent ont laissé se développer une discipline autonome, en marge des autres, tombant ainsi dans le piège de l'âgisme dominant. [...] Comment s'étonner que la gérontologie stagne, au Québec comme ailleurs? ». Ce regard critique repose sur 30 ans de travail en gérontologie sociale.
L'Université, pour la réflexion
« Il faut avoir le courage de replacer les problèmes vécus par les retraités dans un cadre plus global, celui de la gestion du temps et plus généralement celui du développement humain, quel que soit l'âge », soutient M. Carette, qui publiait récemment chez Boréal un essai critique sous le titre L'âge dort? Pour une retraite citoyenne (voir page 7). Démarginaliser le troisième âge, éliminer l'âgisme au même titre que le sexisme ou le racisme, et vivre sa retraite pleinement, en demeurant actif socialement et en réinventant les rapports intergénérationnels, voilà qui résume un peu la conception de cet avant-gardiste qui, dans les années 70, initiait des cours de préparation à la retraite. Aujourd'hui, le professeur Carette estime que l'Université doit fournir du matériel de réflexion, proposer des programmes courts, du type de ceux implantés récemment à la maîtrise en intervention sociale, et offrir de la formation sur mesure. « Il faut dégériatriser la gérontologie, faire remarcher les articulations de programmes qui sont pleins d'arthrite ».
Originalité et interdisciplinarité
Avec le certificat en gérontologie sociale offert depuis 1992, l'École de travail social propose une formation multidisciplinaire visant à perfectionner les pratiques d'intervention dans une optique de prévention des effets négatifs et accélérés du vieillissement. Le programme fait cohabiter des cours en physiologie, politique, sexologie, psychologie, sociologie et droit. « Notre clientèle compte une petite centaine d'étudiants par année, provenant des organismes communautaires, des municipalités, des caisses de retraite, mais très peu du réseau public », note M. Carette. Logé à la maîtrise en intervention sociale, le programme court de deuxième cycle en études sur la mort propose depuis près de 20 ans une formation de type continue qui s'adresse aux praticiens de la santé, des services sociaux et de l'éducation, ainsi qu'aux bénévoles qui sont en contact avec des personnes confrontées au deuil ou à la mort. On y développe une réflexion sur les attitudes et le contexte socioculturel qui entourent la mort, toujours dans une perspective interdisciplinaire.
Quant aux principaux intéressés, les gens du troisième âge, l'UQAM leur propose depuis 10 ans un certificat d'éducation personnalisée pour les aînés (CÉPA) qui permet l'accès à des études universitaires de premier cycle tout en levant les contraintes usuelles des examens et du cheminement à travers les filières relativement rigides des programmes.
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