LES ACTEURS DE LA RECHERCHE EN SCIENCES
Collaborer avec l'industrie
Faire face à la pression
Mieux comprendre la planète
Travailler en partenariat
Le financement public de la recherche
De nouveaux fonds pour la recherche en santé
Soutien financier aux étudiants
Des artisans de l'ombre...
...mais un rôle indispensable
|
DES ARTISANS DE L'OMBRE...
|
L'électrophorèse capillaire est une méthode de séparation par laquelle des particules chargées sont entraînées par un champ magnétique à travers un capillaire. Cela permet d'identifier et de quantifier les composés. Surtout utilisé par les étudiants de 3e année du bac en chimie ou biochimie, l'appareil n'a plus de secret pour Isabelle Cloutier, technicienne de laboratoire en enseignement au département de chimie. Mme Cloutier accompagne les étudiants qui passent au moins une journée par semaine dans ce labo. Détentrice d'un DEC en chimie analytique, elle travaille à l'UQAM depuis 1991.
|
|
Tout au fond de son laboratoire, bien affairé, Michel Preda, agent de recherche au département des sciences de la Terre, veille à l'utilisation maximale des capacités de l'appareil que l'on aperçoit à droite. Acquis il y a six ans au coût de 280 000 $, le diffractomètre à rayons X perce les plus profonds secrets des roches et des sédiments. L'appareil, qui supporte jusqu'à 39 échantillons à la fois et carbure jour et nuit, possède un actif de 41 000 heures travaillées depuis 1993. Ses analyses ont notamment permis d'élucider des problèmes environnementaux et de découvrir la vraie structure des polymères. Précieux collaborateur de plusieurs chercheurs en géologie, en environnement et en chimie, M. Preda, qui détient une maîtrise en géologie, partage son expertise entre l'enseignement aux trois cycles (40 %), la recherche (50 %) et les contrats externes (10 %). Il compte 25 ans de services à l'UQAM.
|
|
Odette Desrosiers est attachée d'administration au département de chimie où elle a été embauchée en 1985. Elle détient une maîtrise en chimie en plus de posséder une expérience en informatique. Actuellement, cinq techniciens de laboratoire et deux magasiniers travaillent sous sa responsabilité.
Les fonctions d'Odette Desrosiers sont des plus diversifiées. Il y a, d'abord, ce qu'elle appelle les «commandes» (de 1 000 à 1 500 par année) dont il faut assurer le suivi. C'est elle qui est responsable de l'achat des produits, des appareils et du matériel de laboratoire, la «vaisselle», comme on dit dans le milieu. Autre volet important, celui de l'informatique. À qui s'adresse-t-on si un appareil flanche soudainement, s'il y a urgence, et si le service de l'informatique est débordé ou ne peut intervenir rapidement ? «On est en première ligne et on est là pour répondre aux besoins des chercheurs. Avec mes magasiniers et mes techniciens, je mets la main à la pâte pour réparer un appareil, installer un nouveau logiciel, changer des pièces, et même faire de la menuiserie ou de la soudure. Bref, il faut se tenir à jour et connaître les développements technologiques les plus récents». Enfin, dernier volet, la gestion des budgets de recherche: vérification des dépenses des chercheurs, mise à jour des rapports budgétaires, etc. «Si une compagnie téléphone parce qu'une facture de matériel ou d'équipement n'a pas été payée, c'est moi qui s'en occupe. Si une subvention n'a toujours pas été reçue, j'établis le contact avec l'organisme subventionnaire. On agit un peu comme des tampons».
Mme Desrosiers estime que, par son travail, elle évite aux chercheurs les soucis du quotidien, leur permettant ainsi de consacrer davantage de temps à leurs travaux de recherche. Toutefois, ses tâches et celles de ses collaborateurs se sont alourdies avec le temps, en raison surtout des compressions budgétaires. Il y a trois ans, rappelle-t-elle, le département de chimie comptait quatre secrétaires, un agent d'administration, une secrétaire de direction et un attaché d'administration. Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une secrétaire et un commis logiciel. Malgré tout, les problèmes se règlent au jour le jour et on apprend à se respecter mutuellement.
|
|