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| LES ACTEURS DE LA RECHERCHE EN SCIENCES Faire face à la pression Mieux comprendre la planète Travailler en partenariat Le financement public de la recherche De nouveaux fonds pour la recherche en santé Soutien financier aux étudiants Des artisans de l'ombre... ...mais un rôle indispensable |
Spécialisation et diversification Jusqu'à présent, en compagnie d'autres chercheurs et divers partenaires, M. Blanchet a été associé à de nombreux projets de recherche. Il s'est notamment intéressé aux modifications de la température et de l'humidité dans les régions polaires pouvant affecter la formation de nuages stratosphériques, un élément clé dans la création du «trou d'ozone». Au moyen de simulations numériques1, il a pu ainsi évaluer l'importance de ces changements climatiques. Par ailleurs, avec son collègue René Laprise des sciences de la Terre, il travaille au développement d'un modèle régional du climat qui, intégré à une région au choix, permet de raffiner les prédictions des changements climatiques et environnementaux. Enfin, au cours des trois dernières années, il était un des deux coordonnateurs d'une vaste recherche2 visant à déterminer l'influence et l'impact des aérosols sur le climat canadien dans le contexte général du réchauffement de la planète, ainsi qu'à développer un modèle régional de climat de haute résolution dans les régions polaires, intégrant la dispersion des aérosols, leur composition, leur taille, etc. Rassembler les connaissances Pour Jean-Pierre Blanchet, les sciences de l'atmosphère, et plus généralement les sciences de l'environnement, exigent une collaboration accrue entre des chercheurs venant de différents horizons disciplinaires (chimie, hydrologie, foresterie, océanographie, etc.). «Les défis, explique M. Blanchet, qu'il s'agisse de l'effet de serre, des changements ou catastrophes climatiques (sécheresse ou verglas) sont nombreux et mondiaux. Mais le grand défi actuel est de rassembler les connaissances qui sont dispersées pour développer une science globale. Il nous faut développer une conscience plus holistique de la science. L'enjeu est d'arriver à mieux comprendre notre planète». En outre, il y a tellement de problèmes à résoudre, souligne-t-il, que le regroupement de chercheurs devient une nécessité. «Dans la vision canadienne du développement de la recherche scientifique, on doit travailler ensemble et rechercher l'excellence. Ici, la compétition est moins forte qu'aux États-Unis ou en Europe. Bien sûr, la visibilité et la reconnaissance des chercheurs sont importantes, ne serait-ce que parce qu'elles favorisent la poursuite de la recherche. Cependant, on n'est pas là pour faire de la publicité ou de la politique, mais pour faire avancer la recherche».
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