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...mais un rôle indispensable
SOUTIEN FINANCIER AUX ÉTUDIANTS


Dans l'ordre habituel, Arda Bédirian, étudiante à la maîtrise en biologie, écoutant les commentaires du professeur Éric Rassart, aux côtés de sa collègue Edith Sirard, du même programme.
Dans le domaine des sciences expérimentales, les étudiants doivent consacrer beaucoup de temps aux travaux de laboratoire, ce qui en laisse bien peu pour occuper un emploi rémunérateur. Afin de les aider à poursuivre à temps complet et avec succès leurs études de maîtrise ou de doctorat, plusieurs départements ont adopté des politiques de soutien financier qui visent à assurer un revenu minimal. Ces politiques départementales s'inspirent de la «Politique sur le soutien financier des étudiantes, étudiants de deuxième et troisième cycles» adoptée par le CA le 19 décembre 1995, qui constitue le règlement no 30 de l'institution.

Les bourses d'études des organismes subventionnaires (CRSNG, le FCAR, le CRM), sur la base des performances académiques, sont évidemment les plus intéressantes. Mais elles sont rares et très courtisées. Les politiques départementales misent donc sur la compensation financière offerte par le directeur de recherche, souvent accordée comme salaire à titre d'assistant de recherche, de même que sur la rémunération liée à des tâches d'auxiliaire d'enseignement et des charges de cours. Des bourses offertes par le département, la Fondation et le PAFARC viennent compléter le tout. On vise ainsi à atteindre un revenu entre 10 000 $ et 15 000 $ en chimie, et 8 500 $ en sciences biologiques.
L'étudiante à la maîtrise en chimie Sandra Turcotte, travaille dans le laboratoire de la professeure de chimie Diana Averill. La hotte à flux luminaire permet la manipulation de cellules cancéreuses en environnement stérile.

Une entente-cadre serait également sur le point d'être signée, qui permettrait à des étudiants de maîtrise en sciences de la Terre ou du doctorat en ressources minérales d'être embauchés comme géologues par un ministère, un centre de recherche ou une entreprise, dans le cadre d'un projet donné. Cette activité de terrain pourrait procurer à l'étudiant un revenu d'environ 12 000 $. En sciences de la Terre, en mathématiques et en informatique, on a en outre instauré un programme de stages et de bourses de recherche au premier cycle, allant de 1 500 $ à 3 500 $.

On sait que chacun des départements dispose d'un budget lui permettant d'assumer les dépenses liées à la recherche, incluant les salaires des assistants de recherche, les bourses de recherche aux étudiants. Selon les données compilées par le Bureau des études, la proportion de ce budget qui est allée aux étudiants en 1997-1998 était de 23 % en chimie, 22,5 % en informatique, 26,8 % en mathématiques, 28,7 % en physique, 24,6 % en sciences biologiques et 24,8 % en sciences de la Terre. En moyenne à l'UQAM , cette proportion a été de 19,2 % pour l'ensemble des départements.