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| LES ACTEURS DE LA RECHERCHE EN SCIENCES Faire face à la pression Mieux comprendre la planète Travailler en partenariat Le financement public de la recherche De nouveaux fonds pour la recherche en santé Soutien financier aux étudiants Des artisans de l'ombre... ...mais un rôle indispensable |
Les principaux organismes Clément Gariépy a siégé trois ans au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), un organisme subventionnaire fédéral majeur dans le domaine des sciences. Il a notamment fait partie du Comité de sélection des sciences de la Terre qui octroie des subventions pour des recherches et des équipements. En fait, le CRSNG compte 20 comités couvrant plusieurs disciplines: biologie cellulaire, mathématiques pures et appliquées, informatique, génie civil, sciences de la Terre, etc1. Selon M. Gariépy, «si un chercheur obtient une subvention du CRSNG, peu importe le montant, cela représente une carte de visite, un label de qualité et de crédibilité qui peut lui ouvrir des portes s'il veut aller chercher des fonds supplémentaires auprès d'autres organismes». Parmi les autres organismes subventionnaires importants, il faut mentionner le Conseil de recherches médicales du Canada (CRM) et, au Québec, le Fonds pour la formation de chercheurs et l'aide à la recherche (FCAR). Ce dernier, explique M. Gariépy, soutient des équipes ou des centres de recherche, ainsi que des nouveaux chercheurs pour les aider à démarrer. Sélection et compétition Pour être retenue, une demande de subvention doit répondre à certains critères. Au CRSNG, souligne M. Gariépy, il y a d'abord la qualité de la production scientifique des chercheurs au cours des quatre années antérieures à leurs demandes. «Leurs chances seront d'autant plus grandes s'ils ont publié des articles dans des revues renommées, telles que Nature ou Science ». Puis, bien sûr, on tient compte de la qualité et de l'originalité du projet de recherche, ainsi que des possibilité qu'il offre en matière de formation et d'encadrement du personnel de recherche (étudiants de deuxième et de troisième cycles, stagiaires post-doctoraux). Pour évaluer la qualité des projets et les performances des chercheurs, insiste M. Gariépy, il ne faut pas s'attarder uniquement aux montants des subventions reçues. «On doit comprendre que les besoins et les coûts de la recherche peuvent varier d'une discipline à l'autre. Ainsi, un théoricien en mathématiques n'a pas nécessairement besoin d'aussi grosses sommes d'argent qu'un chercheur en sciences de la Terre qui doit utiliser des équipements onéreux ou encore se déplacer sur de longues distances pour le travail de terrain». En ce qui concerne les jeunes chercheurs, M. Gariépy rappelle qu'au CRSNG, «leurs demandes sont examinées séparément de celles des chercheurs seniors et elles sont comparées entre elles. Les comités de sélection ont un préjugé favorable à leur égard». Évidemment, ajoute-t-il, la compétition est plus forte dans leur cas que pour les chercheurs établis, car ils doivent faire leurs preuves. Ceci est encore plus vrai dans les disciplines en émergence où les demandes de subventions sont nombreuses. Par exemple, en sciences de l'environnement, se retrouvent, entre autres, des biologistes, des géologues ou des chimistes. En ce qui a trait aux résultats obtenus par l'UQAM aux concours de subventions de recherche 1998-1999 du CRSNG, soulignons qu'ils se comparent à ceux des années passées, totalisant 93 subventions accordées pour 107 demandes, ce qui représente un taux de succès de 87 %.
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