LES ACTEURS DE LA RECHERCHE EN SCIENCES
Collaborer avec l'industrie
Faire face à la pression
Mieux comprendre la planète
Travailler en partenariat
Le financement public de la recherche
De nouveaux fonds pour la recherche en santé
Soutien financier aux étudiants
Des artisans de l'ombre...
...mais un rôle indispensable
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DES ARTISANS DE L'OMBRE...
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Sur la photo, Hoa Le Thanh (Ph.D. Chimie) prépare un échantillon pour l'introduire dans le «RMN», un appareil qui tient son nom de sa méthode d'analyse par résonance magnétique nucléaire (R.M.N.). De la même famille que les «scanners» utilisés en imagerie médicale, cet appareil de pointe en spectroscopie permet de déterminer l'arrangement structural d'un composé chimique. «Ce type de machines, ce sont nos yeux», reconnaît l'agente de recherche du département de chimie, qui est également chargée de cours en chimie organique.
En plus de voir à l'entretien et au bon fonctionnement de la machine, Mme Le Thanh, qui est à l'UQAM depuis 15 ans, aide les étudiants de 2e et 3e cycles et ceux du 1er cycle dans le cadre d'un projet de fin d'études, de même que sept équipes de recherche dans leurs travaux d'analyse et d'interprétation des spectres. Notons qu'à l'aide d'un tout nouveau système d'opération qui permet la communication en réseau, l'appareil fonctionne plus rapidement et permet d'avoir accès à distance aux résultats des analyses.
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Marie Auclair travaille depuis 1990 comme professionnelle de la recherche au département des sciences de la Terre, là même où elle a acquis sa formation de deuxième cycle. Avec un petit nombre d'étudiants, soit un peu plus de 200 aux trois cycles, le seul département de géologie francophone à Montréal - ceux de l'UdeM et de Concordia ont fermé leurs portes - n'en est pas moins l'un des plus gros dans le domaine en Amérique du Nord. Bras droit du directeur Michel Lamothe, Mme Auclair épaule les chercheurs, dont les travaux portent sur la datation des roches et des sédiments à l'aide de la luminescence. En plus de soutenir la formation en laboratoire des étudiants des cycles supérieurs, elle effectue des démonstrations dans les cours du baccalauréat. «C'est un environnement dynamique et stimulant, qui procure toujours de nouveaux défis», confie l'agente que le directeur décrit comme l'âme du département.
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En 1985, après des études doctorales à l'Université de Marseille, Bassam Ghaleb intègre l'équipe du GEOTOP comme chercheur post-doc. Depuis, il n'a plus quitté ce centre de recherche qui jouit d'une réputation internationale et dont les compétiteurs - les plus gros centres de forages océaniques - se trouvent à New York et en Californie. Spécialiste de la géochimie isotopique, le chercheur d'origine syrienne met son talent et son expertise au service de cette équipe multidisciplinaire où il est devenu l'expert incontesté du spectromètre de masse à côté duquel on l'aperçoit sur la photo. Cet appareil ultra-perfectionné, qui mesure la composition des isotopes par un processus d'ionisation thermique, contribue à des avancées dans le domaine de la datation des carbonates, par exemple. Les quelque 4 000 analyses effectuées par cette imposante machine achetée en 1990 au coût de 700 000 $ ont permis de contribuer à l'avancement des connaissances notamment en paléoclimatologie et en sciences environnementales. M. Ghaleb publie régulièrement, comme co-auteur et auteur principal. Sa thèse et ses recherches portent sur la famille de l'uranium. Il est agent de recherche.
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Une maîtrise en chimie à l'UQAM a mené Lucie Simoneau au laboratoire de physiologie materno-foetale, où elle orchestre les travaux avec l'adresse nécessaire pour permettre à la professeure Julie Lafond de conjuguer les tâches de direction du département de sciences biologiques et ses travaux de recherche. Sur la photo, on aperçoit Mme Simoneau en train d'ajuster un pH. Depuis maintenant sept ans, l'agente de recherche participe activement aux travaux de Mme Lafond, qui portent sur le transport des acides gras et du calcium entre la mère et le foetus, par le biais du placenta. Elle signe comme co-auteur des articles publiés dans de prestigieuses revues scientifiques. Mme Simoneau est aussi impliquée dans l'encadrement des étudiants de maîtrise et de doctorat. «C'est un travail stimulant, gratifiant et intéressant, qui nous oblige à toujours être à jour. Former des gens, c'est très agréable», avoue-t-elle spontanément.
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