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Les programmes de doctorat et de maîtrise en études urbaines ont connu récemment une réforme qui entrera en vigueur à compter de septembre prochain. Ainsi, le programme de doctorat comportera désormais 90 crédits plutôt que 120 comme c'était le cas auparavant. Par ailleurs, comme l'explique Richard Morin, directeur du programme de doctorat en études urbaines, «le programme de maîtrise a été davantage explicité et autonomisé». Soulignons que les deux programmes sont pluridisciplinaires et offerts conjointement par l'UQAM et l'INRS. Pour comprendre le sens de cette réforme, il faut rappeler que l'ancien programme de doctorat, dit à cheminement continu, pouvait accueillir des étudiants de premier cycle et permettait d'aménager une «sortie» maîtrise pour ceux qui le désiraient. L'objectif général étant d'accélérer l'obtention d'un diplôme de troisième cycle. À la suite d'un processus d'évaluation, on s'est rendu compte que les objectifs fixés n'avaient pas été atteints et que plusieurs étudiants, de premier cycle en particulier, n'arrivaient pas à compléter leurs études ou allongeaient la durée de leur scolarité. Toutefois, souligne M. Morin, «le programme révisé de doctorat conservera, jusqu'à un certain point, la philosophie du cheminement continu. Ainsi pourront y être admis des étudiants qui, sans détenir leur diplôme de maîtrise, auront complété avec succès la première année de la maîtrise à la condition d'avoir obtenu une moyenne d'au moins 3,5, tout en ayant démontré la capacité et la volonté de mener à terme des études de doctorat». Le programme de doctorat vise à former des chercheurs spécialisés dans l'analyse de la mise en valeur des potentiels physiques et humains localisés dans l'espace urbain. Il privilégiera également l'analyse diagnostique et ses implications en matière d'intervention publique ou privée en milieu urbain. Quant au programme de maîtrise, il cherche à former les étudiants à l'analyse des transformations urbaines, ainsi qu'à l'évaluation des projets qui s'y rapportent. On veut permettre aux étudiants de faire l'expérience de l'ensemble des étapes de production d'une recherche et de développer leur autonomie professionnelle. Selon M. Morin, parmi les aspects importants de la réforme, il faut noter «la volonté de rapprocher les activités de formation et de recherche des milieux socio-économiques et socio-professionnels». On vise ainsi à favoriser l'embauche des étudiants après leurs études, ici ou à l'étranger, soit comme analyste au sein de firmes privées ou d'institutions publiques, soit comme experts-conseils en génie, etc. Au doctorat, des étudiants peuvent rédiger leurs thèses autour de thèmes qui reflètent les préoccupations des milieux professionnels et des focus-groups sont organisés avec des intervenants socio-économiques intéressés à accueillir des étudiants qui ont développé une expertise particulière. «Tant à la maîtrise qu'au doctorat, ajoute M. Morin, nous désirons former les étudiants à la recherche fondamentale et appliquée. Mais il est vrai que le volet de la recherche appliquée sera davantage valorisé, en particulier à la maîtrise».
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