|
Fondation UQAM |
L'UQAM remporte le prix de la meilleure plaidoirie
L'étudiante Wendy Cuellar, finissante au baccalauréat en sciences juridiques, a brillamment représenté l'UQAM en remportant le prix de la meilleure plaidoirie, lors du 3e concours interaméricain des droits humains1, qui s'est tenu à Washington en mai dernier. L'équipe composée de Mme Cuellar, Gaston Gramajo et Antranik Handoyan, s'est classée troisième parmi les 31 équipes des trois Amériques, dont six de l'Amérique du Nord. Leur mémoire leur a valu la quatrième meilleure note. L'étudiant Gaston Gramajo a mérité la 15e place parmi plus de 60 candidats plaideurs. L'équipe a été solidement soutenue par deux entraîneurs, Carlos Bernal et Roberto Godoy, sous la direction du professeur William Schabas du département des sciences juridiques. La lauréate a plaidé en espagnol, sa langue maternelle, répondant à des questions posées en anglais. Mme Cuellar est née au Guatemala, où elle avait d'ailleurs commencé ses études en droit, avant de venir habiter le Québec il y a maintenant six ans. «Le fait que j'aie vécu 20 ans dans une situation similaire à celle soulevée lors du concours m'a permis de me sentir très à l'aise. Je sentais ce que je plaidais. J'y croyais, commente Mme Cuellar, et cela me donnait de la confiance en moi». Doit-on limiter la liberté d'expression ?
Cette année, l'affaire portait sur un cas de censure avant publication, dans un contexte d'affrontements entre des citoyens et des Indiens marginalisés. La problématique soulevait donc l'épineuse question des limites à la liberté d'expression. La Convention interdit la censure. Contrairement à la plupart des instruments de protection des libertés fondamentales, telles les Chartes des droits que nous connaissons au Canada et au Québec, il n'y a, dans la Convention, aucune possibilité de limiter la liberté d'expression. Impossible de recourir à une «clause nonobstant» ou «dérogatoire», qui autorise, à certaines conditions, des restrictions aux droits et libertés. Ceci posait donc un problème de taille, auquel se greffaient des enjeux mêlant la sécurité nationale, les pouvoirs de la branche exécutive, le droit à la vie, la propagande haineuse et le racisme. Leur excellente performance s'ajoute donc à plusieurs autres qui illustrent la qualité de la formation et le dynamisme des étudiants. «Je serais très contente qu'une équipe représente l'UQAM lors du prochain concours, souhaite Mme Cuellar. C'est une très belle expérience qui nous apprend sur nous-mêmes et sur le côté humain des droits. En plus, il ne faut pas oublier qu'on fait aussi partie de l'Amérique».
|