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Le volet création du Programme d'aide financière à la recherche et à la création (PAFARC)1 de l'UQAM axera désormais ses appuis sur la création de nouvelles &brkbar;uvres ainsi que sur l'expérimentation, et ce afin de permettre que les fonds soient directement utilisés dans des activités qui enrichiront la pratique et les réalisations des artistes-professeurs. Tel est le sens de la modification que l'Université vient de lui apporter. Enjeu de la réforme Rappelons tout d'abord que le PAFARC poursuit deux grands objectifs : soutenir les efforts des professeurs dans leurs démarches de financement externe; financer des activités de recherche et de création spécifiques à la mission de l'UQAM et pour lesquelles il n'existe pas suffisamment de sources de fonds externes. En matière d'aide financière à la création, le programme initial était construit en deux volets : soutien à la production d'une oeuvre (son élaboration, ce qui pouvait inclure quelques frais liés à sa première présentation) et soutien à la diffusion (première diffusion ou quelques reprises subséquentes). La présente réforme2 vise, d'une part, à optimiser l'aide qu'apporte le programme aux étapes d'expérimentation ainsi que de production (ou matérialisation de l'oeuvre), antérieures à sa présentation publique et, d'autre part, à cesser toute aide à la diffusion. Ainsi, le financement des présentations publiques incombera désormais à l'organisme diffuseur qui pourra, conjointement avec l'artiste si nécessaire, présenter des demandes de financement auprès des organismes externes dédiés au soutien aux arts. Par ailleurs, le programme, qui cesse d'être divisé en deux volets distincts, acceptera, dans un continuum, des projets d'expérimentation ou de création d'une oeuvre en une demande unique ou bien en deux étapes, selon l'état d'avancement du projet de l'artiste au moment du dépôt de la demande. Le nouveau programme veut plus que jamais aider à un rayonnement accru des artistes-professeurs. Toutefois, dans un contexte financier de plus en plus contraignant, on estime que le programme sera plus utile en appuyant la production de nouvelles oeuvres et les expérimentations fécondes. Et cela d'autant plus que l'organisme diffuseur a toute possibilité de financer la présentation publique des oeuvres. Justification de la réforme De nombreux facteurs justifient les changements apportés au PAFARC. Au cours des dernières années, outre les demandes d'aide à la création et à la diffusion, des propositions d'une autre nature étaient devenues plus fréquentes, soit les projets d'expérimentation ou d'exploration de pratiques artistiques, jugés d'ailleurs extrêmement prometteurs par le jury d'évaluation. Les projets d'aide à la diffusion soulevaient également des hésitations. Le jury doutait de l'effet-levier que les modestes fonds internes pouvaient avoir sur le coût d'une production professionnelle et préféraient donc, en situation de compétition, favoriser une demande d'aide à un projet de création. Sur le plan du financement externe, tandis que les organismes de diffusion ont accès à un réseau de ressources qui leur est réservé, les artistes universitaires éprouvent des difficultés à obtenir un financement pour la création. Enfin, le Conseil des arts du Canada a abandonné depuis plusieurs années son programme « exploration », permettant à un artiste de sortir des sentiers battus de sa discipline et d'expérimenter de nouvelles approches. Le prochain concours du PAFARC clôturera, comme à l'habitude, le premier vendredi de mai, soit le 7 mai 1999. 1 Le PAFARC est conçu comme un outil de développement des fonctions de recherche, de création et de formation supérieure dans l'Université. Il a pour objet de servir de levier pour les chercheurs de l'UQAM regroupés au sein de départements, d'équipes et de centres de recherche, tant sur le plan de l'organisation des activités de recherche que sur le plan de leur financement. 2 Signalons que quelques grandes constantes ont été réaffirmées dans ce nouveau programme : la nécessité du soutien aux nouveaux professeurs, l'implication des étudiants dans les projets, l'importance du soutien aux projets interdisciplinaires, souvent difficiles à financer à l'externe. |