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« Pour le renouveau et le redressement du Secteur de l'éducation »
La mise en oeuvre progressive du Secteur de l'éducation, selon ce que nous voulons qu'il soit, représente un départ dynamique pour construire quelque chose de nouveau, permettant de réaliser le changement dans la continuité de ce que nous avons déjà entrepris ensemble. À ce propos, l'édification du Secteur de l'éducation répond, parmi bien d'autres choses, à deux impératifs majeurs. Il s'agit, d'une part, de développer le sentiment d'appartenance au Secteur et d'affirmer l'identité solide qui doit être la sienne. Mais il s'agit aussi, d'autre part, d'instaurer les moyens efficaces de la concertation entre les multiples intervenants, en vue de contrer l'éclatement qui hante trop souvent les activités du Secteur et de lui garantir du même coup un rayonnement accru. Si nous faisons le Secteur de l'éducation, c'est d'abord et avant tout pour nous-mêmes, qui nous sommes retrouvés autour de ce projet. C'est ce que montrent les travaux qui ont jalonné le chemin qui nous a finalement conduits jusqu'à l'Assemblée constituante du Secteur de l'éducation où tous ensemble, professeures, professeurs, chargées, chargés de cours, étudiantes, étudiants, employées, employés du personnel de soutien, nous avons décidé d'aller de l'avant dans cette entreprise collective. C'est là une caractéristique essentielle et fondamentale de ce que nous voulons faire. Le projet que nous nous sommes donné ne vise pas à exclure, mais il entend au contraire rassembler les forces, en facilitant les échanges indispensables. C'est pourquoi il y a aussi la mise en place de nombreuses passerelles, intra comme intersectorielles, afin de donner la cohésion académique et institutionnelle requise pour la conduite des dossiers. Ceci permet, en outre, d'aplanir les difficultés et de prévenir les tensions que nous avons connues dans le passé, à cause des anciennes structures. Par ailleurs, la création du Secteur de l'éducation revêt une signification toute particulière pour le département de kinanthropologie et le département des sciences de l'éducation. En faisant partie du Secteur de l'éducation, ces deux départements trouvent le moyen de rompre l'isolement qui autrement aurait pu les menacer et se donnent accès à un réseau de relations, susceptible de prolonger leur action et d'accroître leur influence sur des questions pour eux vitales. De cette façon, les professeures, professeurs de ces départements ont la possibilité de jouer un rôle déterminant sur des dossiers qui les touchent de près, tout en s'inscrivant dans une dynamique englobante aux répercussions plus larges. Sans rien renier de leur appartenance départementale, qui est absolument essentielle et parfaitement légitime, il leur est loisible d'adhérer pleinement au Secteur de l'éducation. Il faut souhaiter que les professeures, professeurs non seulement se retrouvent dans les nouvelles structures que nous sommes à mettre en place, mais encore participent à ce mouvement de constitution du Secteur de l'éducation, en y apportant leurs énergies et leurs initiatives. Lorsque nous portons le regard vers l'horizon, nous pouvons voir se dessiner des chantiers de grande envergure. Il nous faut tout d'abord envisager certains ajustements à nos programmes d'études, de façon à les rendre encore un peu plus adéquats aux exigences du contexte. Dans la même foulée, mais en nous gardant bien de la dispersion, des développements soigneusement ciblés sont à prévoir. Nous devons également améliorer la qualité de l'encadrement des étudiantes et étudiants, si nous voulons rehausser la formation que nous leur offrons. Nous avons aussi à donner un essor vigoureux aux activités de recherche en éducation, à la fois pour assurer la formation à la recherche dans ce domaine d'études et pour y constituer la masse d'expertises que requièrent de plus en plus les transformations sociales. En matière de coopération internationale, nous avons à notre actif de nombreux engagements qui ne demandent qu'à être consolidés et étendus. Toutefois, des liens plus serrés doivent être tissés avec ce que nous faisons en formation et en recherche, de manière à profiter au maximum des synergies possibles. Toutes les tâches que nous venons d'énumérer représentent autant de facettes d'une seule et même oeuvre, soit le redressement du Secteur de l'éducation au sein de l'Université. Selon les principes de notre projet de sectorisation, ce sont les unités de base qui sont au premier chef sollicitées. Cependant, en étant réunies, elles disposent des forces nécessaires pour nous donner les moyens appropriés à un pareil défi. Je veux simplement servir cette cause au meilleur de ma capacité et de mon expérience. |