Jusqu'au 3 octobre, la Galerie de l'UQAM présente simultanément
deux expositions, soit une installation de Paméla Landry intitulée
Abrégé, ainsi que Lettres à mon père. Les trois
actes, un ensemble d'installation réalisées entre 1993 et 1997 par
Corrine Corry.
Corrine Corry
Artiste versatile, Mme Corry est reconnue pour ses
performances, ses vidéos et ses oeuvres multimédia. Dans les trois
actes de Lettres à mon père, elle présente une
sélection d'objets et d'artefacts qui agissent, dans leur mise en
scène respective, comme une collection de souvenirs à être
partagés avec le visiteur. Le premier acte, par le biais de documents et
d'un programme informatique, permet d'explorer le portrait du père. Le
deu- xième acte interroge la mémoire par rapport à
l'histoire individuelle, l'identité. L'espace, comme une chambre, est
alors empreint d'un caractère intime. Enfin, dans le troisième
acte, un cédérom rassemble des éléments issus des
actes précédents et, tel un lieu d'archivage, permet le retour sur
diverses composantes.
Paméla Landry
La démarche de cette jeune artiste
montréalaise est inspirée par la double fascination qu'exercent,
sur elle, l'environnement quotidien et la technologie. Abrégé,
l'installation qu'elle présente à la Galerie, examine donc les
rapports entre ces deux univers, de même que notre manière d'entrer
en contact et de nous familiariser avec eux. «Dans mes oeuvres, explique
Mme Landry, j'aime disséquer le fonctionnement des objets que nous
côtoyons, travestir les usages pour lesquels certains objets technologiques
ont été construits, ou encore greffer des applications techniques
inutiles et inédites à des objets tirés de notre
environnement quotidien».
La Galerie de l'UQAM est située au pavillon Judith-Jasmin, salle J-R120
et ouverte du mardi au samedi, de midi à 18 heures. Entrée libre.
Renseignements: 987-8421.