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Plan d'action du Vice-rectorat à la formation | ||||||||||||||||||||||||||||
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Plan d'action du Vice-rectorat à la formation
| Favoriser une autre vision du monde
La France en perte d'attrait? Alors qu'elle codirigeait le CCIFQ, Mme Legaré a constaté qu'à l'heure actuelle, quelque 3 000 étudiants français, dont environ la moitié se prévalent de l'Accord CREPUQ2, seraient inscrits dans des universités québécoises. Or, on estime à seulement 500 le nombre d'étudiants québécois en France, un écart que ne suffirait pas à expliquer le seul poids démographique respectif des deux sociétés. « À l'époque où j'ai fait mes études, nous étions nombreux à partir pour la France. Aujourd'hui, nos universités émettent leurs propres doctorats, l'offre de bourses est moindre et les universités françaises se retrouvent en compétition avec les universités américaines. » Sans pour autant dénigrer la formation made in USA, Mme Legaré déplore le fait que les futures élites québécoises soient moins enclines à effectuer des séjours d'études dans les pays d'Europe. « Nos étudiants doivent se confronter à des sociétés qui ont un poids historique très fort, des niveaux d'exigence élevés et une capacité réflexive avancée. [...] Étudier en France c'est bien sûr bénéficier d'une qualité incomparable en matière de recherche scientifique, mais c'est aussi pouvoir sortir de la vision instrumentaliste et utilitariste du monde, qui règne en Amérique du Nord ». Promouvoir des séjours d'études en France Selon Mme Legaré, la France pourrait être davantage proactive, en rétablissant par exemple les systèmes de bourses pour les étudiants québécois. Elle considère toutefois que les universités et les professeurs d'ici ont aussi un rôle à jouer pour faire connaître les programmes existants. « Est-ce que tous les étudiants de l'UQAM savent qu'ils peuvent bénéficier des ententes sur les cotutelles de doctorat qui leur permettent d'obtenir un diplôme à la fois français et québécois? Les étudiants des trois cycles connaissent-ils les avantages liés à l'Accord CREPUQ ? ». Enfin, bien que Mme Legaré se réjouisse que l'UQAM soit une destination de choix pour beaucoup d'étudiants français - au CCIFQ, pour l'année 98, près du tiers des bourses doctorales de court séjour au Québec ont été décernées à des étudiants ayant choisi l'Université comme établissement d'accueil -, elle déplore le fait que les étudiants de doctorat de l'UQAM comptent parmi ceux qui postulent le moins au programme de bourses offert par le même Centre pour réaliser un court séjour d'études en France. Pour changer les choses, la professeure envisage mettre elle-même l'épaule à la roue, notamment en créant une structure québécoise qui viserait, éventuellement, à mieux faire connaître les programmes, les enjeux et les résultats de la coopération franco-québécoise. 1. Le CCIFQ joue un rôle de « valorisation des échanges universitaires franco-québécois ». À titre d'exemple, le Centre offre un soutien logistique aux chercheurs intéressés à développer des travaux en commun; il agit comme lieu d'accueil, d'information et de soutien auprès des jeunes Français qui désirent poursuivre leurs études au Québec; il offre un programme d'aide aux québécois souhaitant réaliser un court séjour d'études doctorales en France. 2. En 1998, 165 établissements français étaient signataires de l'Accord CREPUQ, lequel permet aux étudiants des trois cycles de séjourner pendant un semestre ou une année dans une université française ou québécoise, tout en obtenant leur diplôme de leur université d'origine. |