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Plan d'action du Vice-rectorat à la formation | ||||||||||||||||||||||||||||
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Plan d'action du Vice-rectorat à la formation
| Vers de nouvelles pratiques
d'aménagement forestier
« Au Québec, plus de 80 % des terres publiques sont dédiées à la production forestière », explique le professeur Bergeron. Les pratiques des compagnies qui exploitent ces territoires sont sur la sellette, comme en témoigne L'erreur boréale de Richard Desjardins. « Malgré certaines faussetés, souligne le chercheur, le film n'en a pas moins le mérite d'avoir mis le débat sur la place publique, en exposant une réalité, soit l'étendue énorme des coupes et la collusion entre le ministère et les compagnies. Or l'aménagement forestier, ça concerne tout le monde. » Y compris les Autochtones les Cris en ce qui concerne le territoire visé par le projet qui s'opposent à la façon d'exploiter les forêts, ainsi que les travailleurs dont le gagne-pain provient de la forêt : ils sont un sur 18 au Québec.
Aménagement forestier :
du traditionnel au durable Les pratiques actuelles de rendement soutenu visent essentiellement la coupe avec protection de la régénération et des sols. Ainsi, un territoire soumis à une révolution forestière de 100 ans ne présentera aucun peuplement dépassant en âge le temps de révolution. Dans ces conditions, la moyenne d'âge des peuplements tourne autour de 50 ans. « Or nos travaux sur la dynamique naturelle des forêts indiquent toujours une moyenne d'âge de plus de 150 ans », note M. Bergeron. Cet écart est énorme. En rajeunissant le paysage, les pratiques sylvicoles en diminuent la diversité, modifient la distribution des classes d'âges des peuplements et font disparaître une partie importante de la mosaïque naturelle. Or la beauté et la particularité de la forêt boréale, c'est la variation liée à l'âge des peuplements qui créent cette mosaïque de forêts dominées tantôt par une essence - pin, sapin, épinette, tremble, bouleau - tantôt par une autre.
« Le respect de la mosaïque naturelle impliquerait un allongement de la période de révolution forestière, ce qui ne semble pas une solution économique, reconnaît le professeur. Nous suggérons donc un modèle intermédiaire, où une partie des peuplements pourrait être traitée par coupe totale pour reproduire l'effet des incendies, et une partie par des coupes partielles reproduisant l'effet de la succession naturelle. La proportion des interventions dans le paysage étant dictée par le cycle naturel des perturbations ». Il s'agit donc de préserver la diversité, tout en continuant de couper des arbres, mais de façon différente, en s'assurant de conserver des peuplements jeunes, vieux et intermédiaires.
Du boulot à abattre ! En mettant en place des nouvelles techniques sylvicoles, le projet contribuera à la démonstration que l'aménagement forestier durable est non seulement possible mais également rentable.
1. Les compagnies Norbord et Produits forestiers Tembec injectent 45 000 $ dans le projet de développement, et le ministère des Ressources naturelles du Québec 45 000 $. Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et le Service canadien des forêts fournissent une subvention complémentaire de 80 000 $, par le biais d'un programme de partenariat industries-universités. |