L'École des sciences de la gestion (ESG) et les instances institutionnelles ont récemment accueilli favorablement deux ententes de partenariat avec la compagnie IBM Canada. Ces ententes sont le point de départ de deux projets dont le premier vise
l'implantation d'un laboratoire d'intelligence d'affaires (Business Intelligence ) - pour lequel on a retenu l'acronyme LabBI , et le second un campus virtuel modelé sur le concept Thinkpad d'IBM.
Une première au Québec
Le leadership du géant IBM dans le monde de l'intelligence d'affaires est incontestable. Saisissant l'opportunité de rapprocher les technologies d'IBM et les besoins émergents du monde des affaires, IBM et l'ESG peaufinent ce projet de laboratoire axé sur l'analyse des renseignements d'affaires. « C'est une opportunité rare. Il n'y a aucun centre comparable au Québec, et un seul au Canada, logé à l'Université de Toronto, explique le directeur du Département de management et technologie Albert Lejeune. On espère que le lancement officiel avec des partenaires privés pourra se faire en octobre. » Le premier LabBI en terre québécoise pourrait ainsi ouvrir ses portes dès janvier prochain, équipé d'un appareillage imposant incluant logiciels de gestion des connaissances, entrepôt de données, serveur puissant, et terminaux. Ce laboratoire devrait permettre de consolider plusieurs programmes d'enseignement, créer de nouvelles options, mettre à jour des spécialisations existantes, attirer d'autres chercheurs, en plus de servir à la réalisation de contrats et de commandites de recherche.
Une ESG virtuelle
Le projet de campus virtuel pourrait quant à lui modifier profondément les méthodes d'enseignement à l'ESG, comme ce fut le cas dans les universités américaines qui ont adhéré au concept Thinkpad d'IBM. Munis d'un ordinateur portatif qui intègre les outils technologiques d'information et de communication de pointe, les étudiants se prépareraient plus adéquatement à faire face aux nombreux défis qui les attendent dans le monde maintenant high-tech des affaires. Une valeur ajoutée indéniable. En outre, la possibilité de travailler à distance risque d'attirer d'autres types de clientèle.
Deux cohortes expérimentent
« Deux cohortes d'étudiants (bac en administration des affaires et MBA) ont accepté de participer à une expérience-pilote dès la rentrée 2000 », explique M. Lejeune. Si cela s'avère concluant, l'ESG virtuelle pourrait voir le jour à l'automne 2001, dans la mesure où les instances institutionnelles approuveront le projet détaillé en ce qui a trait aux ressources humaines et financières nécessaires. L'association étudiante est partenaire dans l'élaboration du projet. Rappelons par ailleurs que le projet s'inscrit dans la phase II du Plan d'action triennal sur l'intégration des technologies de l'information et des communications (TIC), élaboré par le vice-rectorat aux services académiques et au développement technologique, dont la mise en oeuvre transite par le Centre de formation et d'innovation technopédagogique, dirigé par le professeur Pierre Mackay.