La plus jeune des universités francophones canadiennes a récolté la part du lion au concours de subventions ordinaires 1999-2000 du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH). L'enveloppe triennale de quelque 2,7 millions $ octroyée par l'organisme place l'UQAM au premier rang parmi les universités francophones et au troisième rang à l'échelle nationale, juste derrière l'Université de Toronto et McGill (voir tableau ci-contre). Ce résultat confirme la vitalité et l'excellence de la recherche en sciences humaines qui se fait à l'UQAM.
Une deuxième année exceptionnelle
« Des 75 demandes soumises au Conseil, 33 ont été acceptées, explique Dominique Michaud, attachée d'administration au Service de la recherche et de la création, soit une proportion de 44 %. Pour nos chercheurs, cela fait donc deux belles années consécutives ». En effet, l'an dernier, les chercheurs avaient décroché 2,3 M $ avec un taux de réussite de 47 %, une performance supérieure à la moyenne nationale, qui était de 43 %. L'Université avait alors mérité la quatrième position, l'Université de Montréal la troisième. Entre 1996 et 1999, l'UQAM est passée du 7e au 3e rang national et les sommes accordées ont augmenté de presque un demi-million $ par année.
Lors du récent concours, le CRSH a injecté dans le réseau universitaire canadien plus de 39 M $ sur trois ans, soutenant ainsi 663 subventions ordinaires. La subvention moyenne gravite donc autour de 60 000 $. À l'UQAM, la cagnotte est plus élevée : les chercheurs décrochent une subvention moyenne de 80 000 $ pour les trois prochaines années. Les départements qui récoltent le plus grand nombre de subventions sont ceux de sciences de l'éducation (7), science politique (4), sociologie (3) et psychologie (3).
Trois subventions stratégiques
Du côté des subventions stratégiques, le taux de réussite est de 60 %. Les thèmes stratégiques choisis par le Conseil, d'une durée de cinq ans, portent sur des questions d'importance nationale et visent à établir une masse critique de chercheurs. Dans le cadre de ce programme, les chercheures Évelyne Tardy (science politique), Ruth-Rose Lizée (sciences économiques) et Danielle Laberge (sociologie) disposeront d'un total de 170 134 $ pour des travaux portant sur le thème Les femmes et le changement. Trois nouveaux thèmes stratégiques ont été lancés en novembre dernier : La société, la culture et la santé des Canadiens, La problématique de la cohésion sociale à l'ère de la mondialisation et L'économie fondée sur les connaissances - Défis et possibilités. « Huit demandes reliées à ces thèmes sont actuellement en préparation », précise Mme Michaud. Le thème L'éthique appliquée a pris fin, et un autre intitulé Repenser la productivité sera lancé dès que des fonds seront disponibles.