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LA UNE « La force principale de l'UQAM, ce sont ses ressources humaines! » Formation à distance: l'ERE sur les inforoutes | ||||||||||||||||||||||||||||
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| Un appel au refus et à la dissidence!
Pourquoi un manifeste? « Les raisons qui nous ont conduits à rédiger ce texte sont à la fois politiques et subjectives », précisent les deux auteurs. Le manifeste se situe dans le prolongement des discussions menées entre eux, mais aussi avec des étudiants de leurs séminaires de doctorat. « Sans prétendre renouveler la théorie, mais poussés par l'enthousiasme des étudiants, explique Jean-Guy Lacroix, nous voulions répondre à leur demande implicite de mettre en perspective théorique les résultats de nos débats ». Et puis, ajoute Jacques Mascotto, « nos réflexions étaient aussi portées par le contexte de radicalisation des récentes manifestations contre l'AMI, l'OMC à Seattle, et plus près de nous, contre l'entente entre Coke et l'UQAM ». La forme du manifeste s'est imposée parce qu'elle exprime bien, selon eux, une volonté de rupture politique. « C'était aussi, lance M. Lacroix, le reflet d'une sorte de ras-le-bol devant la détérioration de tout ce qui existe, devant les hommes d'affaires qui s'érigent en démiurges avec leur logique économique amorale. Bref, nous voulions dire : Ça suffit! » S'attaquer au néolibéralisme Le Manifeste pour l'humanité constitue une charge à fond de train contre le système de pensée néolibéral qui « attribue à la marchandise le pouvoir froid et arrogant de conférer aux rapports entre les humains un statut définitif de rapports entre des choses ». Cette liberté des marchandises et des capitaux, soulignent Lacroix et Mascotto, « amène l'humain à se conduire en rat calculateur et décisionnel ». Pendant que l'on accusait les services publics d'être la cause de l'endettement public, on finançait la reconversion industrielle, affirme M. Lacroix. À travers l'usage de son appareil législatif et réglementaire, l'État se constitue en rouage de l'exploitation, soutient à son tour M. Mascotto. « C'est ce qu'il fait quand il décrète que les étudiants ne peuvent plus déclarer faillite, ou lorsqu'il fait passer des lois anti-déficit dans les écoles et les hôpitaux, tandis que, par ailleurs, il subventionne les grandes entreprises comme GM à même les deniers publics ». Face au capitalisme qui cherche constamment de nouvelles zones de mise en valeur du capital, il faut opposer des zones de liberté, des espaces de vie et d'autonomie sociale, expliquent les deux sociologues. « Nous devons repartir du sentiment humain de refus ou de révolte. La vraie individualité n'est possible que dans une vision altruiste de la collectivité ». Le lancement du Manifeste pour l'humanité, publié chez Lanctôt éditeur, aura lieu le 5 avril prochain, de 17 h à 20 h, au Bar Saint-Sulpice (1680 Saint-Denis). |