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La maîtrise en sciences de l'environnement fête ses 25 ans L'incontournable internationalisation de l'Université | ||||||||||||||||||||||||||||
| | L'écart Canada / États-Unis atteint des proportions record
Une étude du CIRST sur le financement de la recherche universitaire révèle que l'écart Canada / États-Unis s'est encore creusé et que le responsable en est le gouvernement fédéral canadien. En outre, on y apprend que la subvention moyenne d'un chercheur américain est trois fois plus élevée que celle de son collègue canadien. Toutefois - bonne nouvelle - le gouvernement fédéral semble avoir reconnu le problème en augmentant le budget des organismes subventionnaires et en créant 14 instituts canadiens de recherche en santé qui gèreront un budget de 484 M $. L'été dernier, l'Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a commandé une étude ayant pour but de décrire la contribution du gouvernement fédéral canadien à la recherche et de la mesurer à celle de son homologue américain1. L'étude a été effectuée par le professeur du département d'histoire Yves Gingras, chercheur au Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) et l'étudiant au doctorat en histoire et assistant de recherche au CIRST Jean-Pierre Robitaille. Que révèle l'étude? Première constatation: « Aux États-Unis comme au Canada, c'est le gouvernement fédéral qui est le principal bailleur de fonds de la recherche », note M. Robitaille. Ceci dit, les chiffres de 1996 indiquent que les octrois fédéraux représentent une part beaucoup plus importante dans les universités américaines (73,4 %) que dans les universités canadiennes (46,6 %). Les diagrammes de la figure 1 (ci-dessous) illustrent la répartition des dépenses dans chaque pays. « Réciproquement, explique le professeur Gingras, la part absorbée par les autres sources de financement, soit les provinces, l'industrie et les organismes sans but lucratif canadiens, est plus importante que celle de leurs vis-à-vis américains. » Le fédéral élargit l'écart
Canada / États-Unis Globalement, les sommes
consacrées à la recherche dans les
universités ont connu une hausse sensible au cours des
douze dernières années, et ce dans les deux
pays. Cependant, alors qu'en 1984 le pourcentage du PIB qui y
était consacré était fort comparable
(0,192 % au Canada, 0,190 % aux États-Unis), les
chercheurs observent qu'en 1996, le Canada y investissait
0,218 % de son PIB, alors que nos voisins haussaient la barre
à 0,249 %. Principal bailleur de fonds, le
gouvernement fédéral canadien est aussi le
principal responsable des retards qui s'accumulent. « Le
Canada se retrouve sérieusement distancé en
1996. L'écart y a atteint des proportions record
», constate M. Gingras, comme le révèle le
graphique de la figure 2. Selon les chercheurs, les
renseignements disponibles sur les budgets des organismes
subventionnaires indiquent que le retard canadien se serait
accentué au-delà de 1996.
La compétition? Quelle
compétition? La part du secteur privé et des provinces «
Contrairement à une mythologie qui circule encore
beaucoup, ce n'est pas vrai qu'au Canada l'industrie investit
moins dans la recherche universitaire qu'aux
États-Unis... Au Canada, le sous-financement de la
R&D universitaire ne vient pas de l'industrie ni des
provinces, mais du gouvernement fédéral. C'est
vraiment là que le bât blesse », affirme
sans équivoque le professeur Gingras. En fait, toutes
proportions gardées, le secteur privé canadien
investit même près du double2, soit 17,1 % par
rapport à 8,5 % chez nos voisins (Figure 1). Le
même constat s'applique aux gouvernements provinciaux,
qui assument 20 % des coûts au Canada contre 9,2 % pour
leurs homologues des États américains.
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